<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<feed
    xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"
    xmlns:at="http://www.sixapart.com/ns/at"
    xmlns:icbm="http://postneo.com/icbm"
    xmlns:rvw="http://purl.org/NET/RVW/0.2/"
    xml:lang="en">
    <title>découvrir, apprendre tout au long de la vie</title>
    <link rel="self" type="application/atom+xml" title="découvrir, apprendre tout au long de la vie (Atom)" href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/posts/page/1/atom.xml" />
    <link rel="alternate" type="text/html" title="découvrir, apprendre tout au long de la vie" href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/posts/page/1/"/> 
    <link rel="service.subscribe" type="application/atom+xml" title="découvrir, apprendre tout au long de la vie" href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/posts/atom.xml" />    
    <link rel="next" type="application/atom+xml" title="découvrir, apprendre tout au long de la vie" href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/posts/page/2/atom.xml" /> 
    <link rel="last" type="application/atom+xml" title="découvrir, apprendre tout au long de la vie" href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/posts/page/2/atom.xml" />  
    <generator uri="http://www.vox.com/">Vox</generator>
    <updated>2009-11-09T07:03:19Z</updated> 
    <id>tag:vox.com,2006:6p00fa969bfe080002/</id> 
    <subtitle>la vie est un puit de savoir</subtitle>  
    
    <entry>
        <title>lES DECOUVREURS - LES PERIPLES DE L&#39;ANTIQUITE</title>   
        <link rel="alternate" type="text/html" title="lES DECOUVREURS - LES PERIPLES DE L&#39;ANTIQUITE" href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be600040123ddb9da01860b.html?_c=feed-atom-full" />  
        <link rel="service.post" type="application/atom+xml" title="lES DECOUVREURS - LES PERIPLES DE L&#39;ANTIQUITE" href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be600040123ddb9da01860b.html?_c=feed-atom-full#comments" /> 
        <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" title="lES DECOUVREURS - LES PERIPLES DE L&#39;ANTIQUITE" href="http://www.vox.com/atom/svc=post/asset_id=6a00e398b91be600040123ddb9da01860b" />          <id>tag:vox.com,2009-11-06:asset-6a00e398b91be600040123ddb9da01860b</id>
        <published>2009-11-06T19:19:11Z</published>
        <updated>2009-11-09T07:03:19Z</updated>
    
        <author>
            <name>mendragor</name>
            <uri>http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full</uri>
        </author>
    
        
        <content type="html" xml:base="http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full">
            <![CDATA[
                <div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:at="http://www.sixapart.com/ns/at">
        <div class="entry-content editable " id="blog-body">
<p><em>Avant de désigner de nos jours un voyage (agréable ou non, court ou long, sur mer ou non, effectif ou spirituel) et ce que celui-ci peut compter comme escales, rencontres et aventures, le périple (littéralement &quot;navigué autour&quot; en grec ancien ce qui correspond grossièrement au latin navigatio ou voyage en bateau) était un terme de géographie.</em></p>
<p style="text-align: center"><em>&#160;Il décrivait, dans l&#39;Antiquité, un document manuscrit utilisé par les Phéniciens, les Grecs puis les Romains pour la navigation autour d&#39;une mer, d&#39;une côte ou d&#39;une région d&#39;une manière assez sommaire, listant les ports, embouchures de rivières, les amers ou les dangers que le navigateur pouvait rencontrer avec des distances approximatives entre ces derniers. <br /></em><strong><br /><em><img src="http://img03.imagefra.me/img/img03/2/11/6/laqtp/f_immwdji0kbm_0dd1bfe.jpg" style="WIDTH: 600px; HEIGHT: 269px" /></p></em>&#160;</strong><em><strong>Les périples d&#39;exploration et d&#39;expérimentation scientifique dans l&#39;Antiquité. </strong></em></p>
<p style="text-align: left"><em>L’ambition d’étendre les limites du monde connu a conduit les Anciens à entreprendre des navigations parfois périlleuses et pas toujours suivies de succès le long du littoral extérieur (ou jugé tel) des trois continents constituant le monde habité. Aussi étrange que cela puisse paraître, dans l’Antiquité, les gens voyageaient beaucoup et des explorations hardies avaient déjà été menées. ( Mme Germaine AUJAC, professeur émérite Société française d&#39;histoire des sciences et des techniques - SFHST) </em></p>
<p></p>
<p>- D’après Hérodote (Enquête, IV, 42-44), le roi d’Égypte, Néchao, vers 600 av. J.-C., chargea des Phéniciens de faire le tour de l’Afrique . </p>
<p>- Un siècle plus tard, le roi de Perse Darius faisait reconnaître par Scylax de Caryanda les côtes sud de l’Arabie. </p>
<p>- À son exemple, Alexandre le Grand envoyait en 325 son amiral <span style="FONT-SIZE: 1em"><strong>Néarque</strong></span> explorer le littoral de la mer d’Oman et du golfe Persique, de l’Indus au Tigre (récit par Arrien). </p>
<p>- Vers 330, l’astronome marseillais <strong>Pythéas</strong> donnait à son périple autour de l’Europe nord-occidentale un tour nettement plus scientifique, faisant notamment l’expérience du soleil de minuit au cercle polaire. La relation de son périple (aujourd’hui perdue) a influencé de façon décisive les géographes postérieurs. </p>
<p>Voici donc quelques pérégrinations de personnages célèbres -qui ont eu les tripes d&#39;affronter des eaux inconnues - ainsi que des grandes explorations maritimes menées avant Jésus-Christ, principalement vers l’Afrique et l&#39;Océan Indien . </p><p><span style="FONT-SIZE: 1.25em"><strong>Colaeus de Samos (Colaios</strong> </span>) . 
<p>Il fut le premier Grec à naviguer sur l&#39;Océan Atlantique. En 628 av.J.-C., lors d&#39;un voyage entre Samos et l&#39;Egypte, poussé par des vents violents venant de l&#39;Est, il atteignit un îlot près de l&#39;actuelle Lybie et continua vers les colonnes d&#39;Hercule (Détroit de Gibraltar).</p>
<p>De là il suivit la côte de la pointe Sud-Ouest de la Péninsule Ibérique jusqu&#39;à Tartessos ainsi que le port de Gadès (Cadix), à l&#39;embouchure du Guadalquivir.Gadès était un important centre commercial d&#39;où partaient le cuivre et le minérai d&#39;argent d&#39;Espagne et l&#39;étain en provenance de Gaule. </p>
<p>Hérodote a fait un compte-rendu de ce voyage mouvementé qui ouvrit la Méditerranée Occidentale à la civilisation et colonisation grecques. Plus tard les marins Phocéens créeront des liens commerciaux entre Gadès et la Mer Egée. </p>
<p>Il est considéré comme l&#39;un des plus grands navigateurs de l&#39;Antiquité.Son oeuvre principale fut de travailler sur la théorie de la rotondité de la Terre. </p>
<p>Il est cité par Hérodote, Stesichorus, Anacreon et Anaximander. </p><strong><span style="FONT-SIZE: 1.25em">Scylax de Caryanda </span></strong>
<p>Le périple de Scylax de Caryanda est généralement daté du IVe ou IIIe siècle avant notre ère. . Vers l&#39;année 510 av.J.C., l&#39;explorateur grec Scylax de Caryanda explora la route de la mer Rouge à l&#39;Indus. Une partie de son voyage est relatée par Aristote et nous a été transmise par le &quot;Périple de Scylax de Caryanda&quot;, écrit aux environs de 350 av.J.C. </p>
<p>Il était mandaté par le Roi de Perse Darius qui désirait des informations pour agrandir son empire et conquérir l&#39;Inde,et a exploré pendant trente mois les côtes de la mer Rouge ( mer Erythrée) et la rivière Indus. </p>
<p>Parti de la ville de Caspatyrus, quelque part le long du fleuve Kaboul, il suivit le cours de l&#39;Indus vers la mer, puis navigua le long des côtes de l&#39;Océan Indien et du Golfe Persique. On suppose qu&#39;il a dû faire une pause pour réparer à Carmania , un des plus grands ports du Golfe Persique.Ensuite ,après avoir passé Oman, il fit le tour de la péninsule d&#39;Arabie avec un intérêt spécial pour les villes du Yémen, célèbres pour la production d&#39;encens. Puis il a navigué au Nord, par la Mer Rouge, jusqu&#39;à Suez. </p>
<p><strong>Néarque</strong> ,l&#39;amiral d&#39;Alexandre le Grand a fait une partie du même voyage et mentionne les marées, baleines et les dures conditions de vie le long des côtes du Balouchistan (Iran et Pakistan). </p>
<p>Dans le monde antique, la renommée de Scylax était grande. Un manuel naval du quatrième siècle av.J.-C. a été édité sous son nom. C&#39;est peut-être le plus ancien document manuscrit connu sur les &quot;périples&quot; . L&#39;Encyclopédie Britannique (édition 1956) le considére nettement plus qu&#39;un simple manuel de marin avec lieux et distances sur toute la côte Méditerranéenne. </p><strong><span style="FONT-SIZE: 1.25em">Sataspès</span> </strong>
<p>Sataspès le Perse était à la fois navigateur et commandant de cavalerie. En 480 av.J.C., il reçut pour mission de Xerxès, roi de Perse, de faire le tour de l&#39;Afrique. On sait qu&#39;il a descendu l’Atlantique jusqu’au Golfe de Guinée et ouvert la route vers les îles du Cap Vert. Pour la première fois, il rencontra des gorilles, dont il fit plus tard la description. </p><strong><span style="FONT-SIZE: 1.25em">Euthymène</span> </strong>
<p>La cité antique de Massalia engendra certains des explorateurs et aventuriers les plus intrépides de leur temps : Euthymène partit explorer le Sénégal et le Golfe de Guinée, tandis que Pythéas au IVe siècle av JC explora les mers du nord et la Scandinavie .</p>
<p>Euthymène était un grand navigateur Massaliote qui aurait longé les côtes de l&#39;Afrique jusqu&#39;à l&#39;embouchure du Sénégal ou du Niger vers la fin du Ve siècle av. J.-C.. Il a constaté et fait connaître aux Grecs l&#39;existence des marées. Il aurait connu le rôle de la Lune dans ce phénomène (selon le pseudo-Galien cité par Pierre Duhem dans son &quot;Système du Monde&quot;, T.2, p271) ; mais il est plus probable que les Grecs l&#39;aient appris de son compatriote Pythéas. </p>
<p></p>
<p></p><a href="http://www.picoodle.com/view.php?img=/9/10/9/laqtp/f_EXpditionsm_17dbf8e.jpg&amp;srv=img02" target="_blank"><img src="http://img02.picoodle.com/img/img02/9/10/9/laqtp/f_EXpditionsm_17dbf8e.jpg" /></a> 
<p></p></p></div>   <p style="clear:both;"> 
    <a href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be600040123ddb9da01860b.html?_c=feed-atom-full#comments">Read and post comments</a>   |   
    <a href="http://www.vox.com/share/6a00e398b91be600040123ddb9da01860b?_c=feed-atom-full">Send to a friend</a> 
</p>

                </div>
            ]]>
        </content> 
    </entry> 
    
    <entry>
        <title>LES DECOUVREURS - LES VIKINGS ET L&#39;AMERIQUE</title>   
        <link rel="alternate" type="text/html" title="LES DECOUVREURS - LES VIKINGS ET L&#39;AMERIQUE" href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be60004011016bdca05860d.html?_c=feed-atom-full" />  
        <link rel="service.post" type="application/atom+xml" title="LES DECOUVREURS - LES VIKINGS ET L&#39;AMERIQUE" href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be60004011016bdca05860d.html?_c=feed-atom-full#comments" /> 
        <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" title="LES DECOUVREURS - LES VIKINGS ET L&#39;AMERIQUE" href="http://www.vox.com/atom/svc=post/asset_id=6a00e398b91be60004011016bdca05860d" />          <id>tag:vox.com,2009-08-05:asset-6a00e398b91be60004011016bdca05860d</id>
        <published>2009-08-05T17:35:51Z</published>
        <updated>2009-08-10T07:23:49Z</updated>
    
        <author>
            <name>mendragor</name>
            <uri>http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full</uri>
        </author>
    
        
        <content type="html" xml:base="http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full">
            <![CDATA[
                <div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:at="http://www.sixapart.com/ns/at">
        <p><em>&#160;</em></p>

    
    
    

<div at:enclosure="asset" at:xid="6a00e398b91be60004011017fe73e1860e" at:format="auto" at:align="center"
    class="enclosure enclosure-center enclosure-auto embed-enclosure" 
     style="text-align: center;">
<div class="enclosure-inner"
    
        style="width: 500px;"
    >
    <div class="enclosure-list">
        <div class="enclosure-item embed-asset last">
    
            <div class="enclosure-embed">
        
                <iframe class="enclosure-iframe" frameborder="0" scrolling="no" src="http://a1.vox-data.com/6a00e398b91be60004011017fe73e1860e-html" style="width: 500px; height: 500px;"></iframe>
        
            </div>
            <div class="enclosure-meta">
                <div class="enclosure-asset-name"></div>
            </div>
    
        </div>
    </div>
</div>
</div><!-- end enclosure -->

<p>image : carte du Vinland - datée XV° s.) </p>
<p><em>Ma liste des Découvreurs de l&#39;Antiquité ou &quot;D&#39;avant Christophe Colomb&quot; n&#39;est pas terminée ,mais après mon précédent article &quot;la pierre des Vikings&quot;, j&#39;ai pensé que je me devais de vous parler -quand même- de ces fameux Vikings ... Loin de moi l&#39;intention de parler de ce que nous savons déjà, d&#39;ailleurs très bien expliqué sur le Net ou ailleurs par des spécialistes compétents.</em></p>
<p><em>Je me contenterai de vous parler d&#39;un sujet encore très controversé , a savoir : </em></p><p><strong>La découverte de l&#39; Amérique par les Vikings</strong> 
<p>Les Vikings étaient avant tout des navigateurs. C’étaient de véritables explorateurs qui ont atteint des terres plus éloignées au nord et à l’ouest que tous les autres peuples européens avant eux. Ainsi, ils ont établi une colonie sur la côte ouest du Groenland et ont gagné l’Amérique 500 avant Christophe Colomb. </p>
<p></p>
<p>Les Vikings sont sans doute la première civilisation de l&#39;« ancien monde » à joindre l&#39;Amérique. Vers l&#39;an 1000, Leif Erikson navigue depuis le Groenland jusqu&#39;à Terre-Neuve, qu&#39;il appelle Vinland, et installe un village à L&#39;Anse aux Meadows, ce qui fait de lui le découvreur nord-européen de l&#39;Amérique. Des relations orageuses avec les autochtones ne sont vraisemblablement pas étrangères à l&#39;évacuation du village, quelques dizaines d&#39;années plus tard.</p>
<p></p>
<p>Les Vikings ont nommé les terres américaines de noms nordiques : </p>
<p>Groenland = Terre verte </p>
<p>Groenland Helluland = Terre des pierres plates = Terre de Baffin </p>
<p>Markland = Terre des forêts = Labrador, Québec et vallée du Saint Laurent</p>
<p>Vinland = Terre des vignes = Les États-Unis</p>
<p></p>
<p>Jusqu’au XIXe siècle, l’idée d’une colonisation viking de l’Amérique du Nord fut considérée par les historiens comme relevant du folklore, jusqu’à l’élaboration en 1837 d’une première hypothèse sérieuse par l’historien de la littérature et archéologue danois Carl Christian Rafn dans son ouvrage &quot;Antiquitates Americanæ&quot; où il concluait, après une étude en profondeur des sagas, ainsi que des lieux potentiels de colonisation de la côte nord-américaine, que le Vinland était un endroit réel en Amérique du nord qui avait été colonisé par des Norvégiens. </p>
<p></p>
<p>La pierre runique de Kensington découverte au Sud des Grands Lacs dans le Minnesota, aux États-Unis, fait toujours l&#39;objet d&#39;études importantes pour étayer les informations qu&#39;elle contient. En effet le texte gravé révèle la présence d&#39;une expédition d&#39;une vingtaine de Vikings accompagnés d&#39;une dizaine de Goths et le tout daté du milieu de 1362. </p>
<p></p><strong>LA SAGA VIKING</strong> 
<p></p>
<p>En 870, les Norvégiens établis dans les archipels écossais, en Irlande ou fuyant leur pays soumis par Harald-les-beaux-cheveux, se lancent dans la colonisation de l&#39;Islande. Ce n&#39;est qu&#39;une des nombreuses étapes d&#39;un déplacement vers l&#39;ouest qui va se faire graduellement, en fonction d&#39;intérêts divers, qui -il faut le dire au risque de briser le mythe de l&#39;aventure pour l&#39;aventure- étaient principalement commerciaux. </p>
<p></p>
<p>Aux alentours de l&#39;an 900, un dénommé Gunnbjörn, déporté vers l&#39;ouest par les vents, aperçoit un groupe d&#39;îles inconnues, au-delà de l&#39;Islande. Il leur donne le nom de &quot;Rochers de Gunnbjörn&quot;, mais n&#39;y aborde pas. La nouvelle de cette découverte se répand et le navigateur fait des émules. </p>
<p></p>
<p>En 978, Snaebjörn Galti tente de joindre ces &quot;Rochers&quot;. C&#39;est un cuisant échec, dont le Landnamabok se souvient. Vers 980, Erik le Rouge (ou le Roux), banni d&#39;Islande à la suite d&#39;une sombre affaire (criminelle), se met à son tour en quête des mystérieux îlots. Ayant atteint le Groenland (le &quot;pays verts&quot;), il passe trois hivers à en reconnaître les fjords du sud-ouest. Il retourne dans son pays pour chercher des hommes tentés par la colonisation de ces nouvelles terres. Vers 985-986, Eric repart à la tête d&#39;une flotte de 25 navires sur lesquels embarquent 800 personnes, toutes islandaises, et de nombreuses têtes de bétail en vue d&#39;une installation définitive. La traversée est rude et seulement 14 vaisseaux arriveront à bon port. </p>
<p></p>
<p>L&#39;établissement se fait principalement à l&#39;est, autour de l&#39;actuelle Julianehaab, dans l&#39;Eystribyggdh. Un second territoire de colonisation est créé, dans le Vestribyggdh, à l&#39;ouest. Erik plante sa &quot;halle&quot; à Brattahild, à l&#39;extrémité inférieure du &quot;fjord d&#39;Eric&quot;. Des villes seront fondées, à proximité de la haute mer et au fond des fjords et, à partir de l&#39;an mille, la christianisation faisant, des églises seront bâties. Un État s&#39;organise peu à peu, copié en tous points sur le modèle islandais. Les premières colonies comptent bientôt quelques milliers d&#39;habitants, regroupés dans la partie méridionale de l&#39;île. Ils y vivent essentiellement d&#39;élevage laitier et font commerce de cordes, d&#39;ivoire de morse ou de narval, d&#39;huile ou encore d&#39;ours blancs. </p>
<p></p>
<p>Dans les premiers temps, les Vikings groenlandais ne rencontrèrent pas d&#39;Eskimos (Inuit). On ne sait pas vraiment quel type de rapports ils nouèrent avec eux par la suite. Beaucoup de récits évoquent les combats terribles que se seraient livrés les deux peuples, mais le pacifisme intégral des indigènes indique qu&#39;il ne faut pas s&#39;y fier aveuglément. Certains anthropologues, comme Vilhjalmur, pensent avoir prouvé qu&#39;il y eut des croisements ethniques. </p>
<p></p>
<p>Les conquérants islandais ne peuvent rester en place. Ils tentent des expéditions vers le nord, mais aussi vers l&#39;ouest. Cette &quot;conquête de l&#39;ouest&quot;, qui finalement n&#39;aboutira pas, peut se décomposer en 6 voyages. </p>
<p></p><strong>Les 6 voyages vikings en Amérique</strong> 
<p></p>
<p>Le premier, un des plus rapides aussi, fut le fait de Bjarni, fils de Herjolfr. Au cours d&#39;une expédition, à peine un an après le débarquement au Groenland, Bjarni est entraîné vers des côtes inconnues, à l&#39;ouest-sud-ouest. N&#39;osant y appareiller, il les remonte quelque temps, puis regagne le &quot;fjord d&#39;Éric&quot;, où il raconte ce qu&#39;il a vu. </p>
<p></p>
<p>Bon sang ne saurait mentir : vers l&#39;an 1000, Leifr, le fils d&#39;Eric le Rouge, accompagné de 35 hommes, entreprend l&#39;itinéraire de Bjarni, mais en sens inverse. Il retombe sur les paysages décrits par son prédécesseur. </p>
<p>Première relâche, une terre occupée par &quot;de grands glaciers&quot;; vu leur configuration, il baptise ce lieu Helluland (&quot;Pays de la Pierre plate&quot;). Leifr poursuit sa route, le long de sables blancs s&#39;étendant devant un pays forestier, qu&#39;il l&#39;appelle avec simplicité Markland (&quot;Pays des Forêts&quot;). Deux jours plus tard, il accoste sur une île, où l&#39;herbe est abondamment perlée de rosée. Il gagne ensuite une terre située au-delà du détroit, remonte une rivière vers une lagune, où il jette l&#39;ancre et fait construire des baraquement pour y passer l&#39;hiver, au lieu-dit Leifsbudhir (&quot;Cabanes de Leifr&quot;). Comme la région regorge de vignes, Leifr lui donne le nom de Vinland (&quot;Pays du vin&quot;). Il retournera au Groenland, la cargaison pleine de bois et de vin. </p>
<p></p>
<p>Thorvaldr prend 30 hommes avec lui et part à la recherche des terres par son frère Leifr. Il retrouve les cabanes, et y passe environ un an. Pour revenir au Groenland, il file par le Markland et double un cap qu&#39;il nomme Kjalarnes (&quot;Cap de la Quille&quot;). Mais il tombe sur les &quot;Skaerlings&quot; dont les flèches le blessent mortellement. Il est enterré sur place. </p>
<p></p>
<p>Quatrième voyage, troisième frère : Thorsteinn, qui décide de ramener le corps de Thorvald pour lui donner une sépulture chrétienne. Il s&#39;embarque avec sa femme et 25 hommes, mais la mer déchaînée l&#39;empêchera d&#39;atteindre son objectif. </p>
<p></p>
<p>Thorfinn Karlsefni a de plus grandes ambitions. Riche islandais émigré au Groenland, il songe à renouveler l&#39;exploit d&#39;Eric le Rouge, en colonisant le Vinland. Il prend trois navires, sur lesquels s&#39;embarquent 150 personnes, ainsi que du bétail. Leifr accepte de leur prêter &quot;ses&quot; cabanes. Tout se passe sans problème, il passe par Helluland, Markland, double Kjalarnes et s&#39;installe à Leifsbudhir. Mais au bout d&#39;un an, Thorfinn et ses troupes doivent affronter les raids des &quot;Skaerlings&quot;. Bien qu&#39;ils soient mis en déroute, les indigènes causent de si graves ennuis à l&#39;expédition que son chef profite de leur débandade pour retourner au Groenland. Il n&#39;oublie pas d&#39;emporter dans ses bagages, une cargaison de ceps et de raisins. </p>
<p></p>
<p>La dernière aventure est celle de la fille d&#39;Erik le Rouge, Freydis. Elle voulut renouveler l&#39;expérience de Thorfinn, se rendit aux cabanes, mais sa cruauté et les querelles qui secouèrent son équipage firent échouer la colonisation. Personne, par la suite, ne songea, semble-t-il, à regagner Leifsbudhir. </p>
<p></p><strong>Faut-il croire les sagas ? </strong>
<p></p>
<p>Plusieurs noms de lieux apparaissent dans ces 6 épisodes. Les principaux sont l&#39;Helluland, le Markland et surtout le Vinland. La plupart des chercheurs, se fondant sur les descriptions topographiques, botaniques, zoologiques, météorologiques, climatiques et sur des données maritimes, ont conclu que ces territoires étaient respectivement la Terre de Baffin, le Labrador et un endroit, plus difficile à cerner, qui peut être situé, très approximativement, entre la Nouvelle-Angleterre, la Nouvelle-Écosse et les atterages de la baie du Saint-Laurent. C&#39;est-à-dire, en un mot, en Amérique du Nord.</p>
<p></p>
<p>Cinq siècles avant Colomb. Et voilà le Génois détrôné! Faut-il s&#39;en étonner, ces conclusions formidables ont mis longtemps à être admises par les universitaires -toujours un peu lents à réviser leurs enseignements et à admettre que leur corporation s&#39;est trompée pendant des siècles. Pour d&#39;obscures raisons, certains ne les ont toujours pas admises ou s&#39;efforcent contre toute raison d&#39;en minimiser la portée... </p>
<p></p>
<p>Les documents écrits sont évidemment trop fragiles par eux-mêmes pour qu&#39;on leur accorde une signification historique. C&#39;est un fait, les sources qui relatent les différents voyages des Vikings groenlandais, les fameuses &quot;sagas&quot; (l&#39;Islandingabok, le Landnamabok déjà cité, la Saga d&#39;Éric le Rouge, la Saga des Groenlandais, le Dit des Groenlandais...), ont été rédigées quelque trois siècles après les événements. Trois siècles, c&#39;est long et il est hors de doute que ces récits, issus de traditions navales, contiennent des exagérations et des épisodes mythologiques qu&#39;il importe de resituer dans leurs contextes. On y croise des monstres, des héros certainement trop héroïques et une Freydis un peu trop cruelle, pour qu&#39;on leur accorde un crédit illimité. Peut-être même des personnages ou des expéditions ont-elles été inventées de toutes pièces. </p>
<p></p>
<p>S&#39;il fallait les croire sur parole, le scepticisme serait de rigueur. Mais la plupart des histoires racontant la migration viking d&#39;Islande vers le Groenland, et du sud du Groenldand vers le nord, ont été confirmées par les fouilles archéologiques sur le terrain. On a pu dénombrer quelque 190 fermes, 12 églises et deux monastères, pour la région d&#39;Eystribyggdh, et, dans le Vestribyggdh, 9O fermes et 4 églises. Les restes d&#39;une cathédrale se trouvent encore à Igaliko (anciennement Gardhar). Brattahild, où Éric le Rouge s&#39;installa, a été identifiée et correspond à l&#39;actuel Kaksiarsuk. Le &quot;fjord d&#39;Éric&quot; porte aujourd&#39;hui le nom de Tunidliarfik. Au Musée national de Copenhague, on peut aujourd&#39;hui admirer une pierre runique, trouvée en 1824 par un Eskimo, à Upernivik, sur l&#39;&quot;le de Kingigtorssuaq, à 72° 58&#39; de latitude nord, qui témoigne de la réalité des expéditions vikings menées vers le nord du Groenland, si étonnantes qu&#39;elles paraissent. Il est donc admis que les textes narrant les voyages vers le nord, tout tardifs qu&#39;ils soient, avec leurs inévitables broderies et, parfois, leurs contradictions, retracent dans les grandes lignes des événements vécus.</p>
<p></p>
<p><strong>La preuve par L&#39;Anse-aux-Meadows</strong> </p>
<p>Les réserves sur ce point sont d&#39;autant plus étranges que ces voyages sont, comme les autres, assurés par les découvertes archéologiques les plus sûres. Il y a d&#39;abord des indices : une pointe de flèche en silex de facture algonquine retrouvée dans le cimetière le Kilarsarfik, au centre de la Vestribyggdh (les Algonquins sont des Indiens d&#39;Amérique du nord qui pourraient s&#39;apparenter aux mystérieux &quot;Skraelings&quot; qui tuèrent Thorvaldr) et un morceau d&#39;anthracite qui, selon les géologues, ne pourrait provenir que du gisement à ciel ouvert de Rhode Island. Évidemment, on pourrait objecter, même si l&#39;argument ne convainc que les convaincus, que ces objets ont été apportés par les peuplades d&#39;Amérique, que ce sont les Eskimos qui les ont enfoui dans un site viking. </p>
<p></p>
<p>Mais il y a surtout LA preuve. Au début des années 60, dans le nord de Terre-Neuve, à L&#39;Anse-aux-Meadows, sur la rive sud du détroit de Belle-Isle, Helge et Anne Stine Ingstad ont exhumé les emplacements de grandes maisons de type scandinave. Secondés par le Dr William Taylor, indianiste du Musée National du Canada, des archéologues islandais et suédois (dont Kristjan Eldjarn, futur président de la République d&#39;Islande) et un géologue, ils entreprirent une exploration quasi-complète du site.</p>
<p></p>
<p>Les résultats dépassèrent tout ce qu&#39;ils pouvaient espérer. Sur la rive est d&#39;une rivière provenant d&#39;une lagune intérieure, le Black Duck Pond, ils mirent au jour une bâtisse de 16 m/ 20, dont les normes de construction étaient rigoureusement identiques à celles des Vikings (un grand hall et un âtre rectangulaires), des foyers, des emplacements de cuisine... ; à l&#39;ouest, ils trouvèrent les restes d&#39;une forge, ainsi qu&#39;une fosse emplie de charbon de bois. Dans une bo&quot;te à braise, exhumée par Rolf Pétré, on découvrit des cendres de charbon de bois et un petit morceau de cuivre. Un examen métallurgique permit de déterminer que ce morceau avait été fondu selon une technique étrangère aux autochtones. La méthode du C14 fut appliquée au charbon : il datait des environs de l&#39;an mille! Tous les autres objets d&#39;origine biologique soumis au C14 donnèrent des dates comparables -ce qui les faisait donc correspondre à la chronologie des expéditions vikings rapportées par les sagas! </p>
<p></p>
<p>Tous les objets inventés, qu&#39;il s&#39;agisse de clous de fer, d&#39;une lampe, d&#39;outils de pierre, ou d&#39;une petite couronne en pierre ollaire, servant à filer la laine (ni les Eskimos, ni les Indiens ne travaillaient la laine!) étaient incontestablement d&#39;origine viking. </p>
<p></p>
<p>A moins d&#39;être particulièrement obtus, on ne peut qu&#39;admettre, au vu de toutes ces données, que le site de L&#39;Anse-aux-Meadows fut occupé par les Vikings, aux alentours de l&#39;an mille. Ou alors il faut croire qu&#39;à peine 20 ans après l&#39;arrivée des Vikings au Groenland, des Indiens très ingénieux ont recopié parfaitement les usages et les normes de ceux-ci, quitte à oublier subitement leur propre culture -et qu&#39;ils se sont contenté de faire l&#39;&quot;expérience&quot; à cet endroit précis, à cette époque précise, n&#39;en tirant aucune leçon pour l&#39;avenir. </p>
<p></p>
<p>Faut-il conclure du même coup que cet emplacement n&#39;était autre que celui des cabanes de Leifr, le Leifsbudhir? Ne disposant pas des informations qui lui auraient permis de faire un tel rapprochement, Helge Ingstad, en scientifique consciencieux, se refusa à aller si loin. On ne peut néanmoins que constater des similitudes troublantes. </p>
<p></p><strong>Sous le Soleil d&#39;Amazonie ? </strong><strong></strong>
<p>Une question vient immédiatement à l&#39;esprit : les Vikings, après avoir marché sur la pointe nord de l&#39;Amérique, n&#39;auraient-ils pas eu l&#39;idée de s&#39;aventurer dans les terres du sud? Après tout, la curiosité étant ce qu&#39;elle est, c&#39;eut été un comportement bien naturel. </p>
<p></p>
<p>Pour certains auteurs, la pièce de monnaie, découverte en 1955 par deux archéologues amateurs, sur un site indien dans le Maine, constitue une preuve suffisante de ce trajet. Expertisée en 1982, la pièce se révéla effectivement d&#39;origine viking, battue en Norvège sous le règne d&#39;Olaf Kyrre (1066-1093). Percée sous le bord, elle dut servir d&#39;amulette à l&#39;Indien qui la portait. Mais une seule piécette, qui plus est de faible valeur, prouve-t-elle que les Vikings se sont déplacés jusqu&#39;au lieu de sa découverte? Bien sûr que non. Aucun emplacement de type scandinave n&#39;ayant été exhumé dans les parages, il y a tout lieu de penser que cette pièce fut donnée à un Indien dans le cadre d&#39;un troc. </p>
<p></p>
<p>En 1930, on trouva à Beardmore, en Ontario, une authentique épée viking. Las! Elle y avait atterri dix ans plus tôt!</p>
<p></p>
<p>Il y eut aussi la &quot;<em>pierre runique de Kensington</em>&quot;, dans le Minnesota. Mais, mis à part Alf Mongé et le Dr Landsverk, tous les experts assurent qu&#39;elle est fausse... </p>
<p></p>
<p>Les vrais découvreurs de l&#39;Amérique sont en réalité beaucoup plus anciens. Ce sont tout simplement les premiers migrants. qui ont peuplé le continent américain. On les oublie toujours. &quot;Tout simplement&quot; n&#39;est d&#39;ailleurs pas la bonne expression, puisqu&#39;on hésite à se prononcer avec certitude sur la date exacte de leur arrivée, ainsi que sur leur origine. Rien n&#39;est jamais simple. Jusqu&#39;à la fin des années 80, les &quot;spécialistes&quot; penchaient pour un peuplement initial d&#39;origine mongoloïde, qu&#39;ils situaient aux alentours de -12 000. Depuis les découvertes faites au Brésil par Niède Guidon et Georgette Delibrias, les premiers explorateurs ont pris un coup de vieux : on estime maintenant qu&#39;ils seraient venus d&#39;Asie, mais certainement aussi de Polynésie, vers -40 000 (pendant la &quot;glaciation de Wurm&quot;), en traversant à pieds secs le détroit de Behring. </p>
<p></p>
<p>Combien de temps durera cette datation? Certains la repoussent déjà à -70 000 ans. </p>
<p></p>
<p>L&#39;Homme de Néandertal, premier prédécesseur de Colomb? </p>
<p>( d&#39;après Paul-Éric Blanrue ) </p>
<p></p>
<p><a href="http://www.picoodle.com/view.php?img=/4/1/4/laqtp/f_vikingsmapm_6fb699b.jpg&amp;srv=img30" target="_blank"><img src="http://img30.picoodle.com/img/img30/4/1/4/laqtp/f_vikingsmapm_6fb699b.jpg" /></a></p>
<p class="blog-details"><span class="updated"><span style="font-size: x-small; color: #8c8c8c">a </span></span></p></p>   <p style="clear:both;"> 
    <a href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be60004011016bdca05860d.html?_c=feed-atom-full#comments">Read and post comments</a>   |   
    <a href="http://www.vox.com/share/6a00e398b91be60004011016bdca05860d?_c=feed-atom-full">Send to a friend</a> 
</p>

                </div>
            ]]>
        </content> 
    </entry> 
    
    <entry>
        <title>ELUCUBRATIONS ESTIVALES ...</title>   
        <link rel="alternate" type="text/html" title="ELUCUBRATIONS ESTIVALES ..." href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be60004011017f0cd1c860e.html?_c=feed-atom-full" />  
        <link rel="service.post" type="application/atom+xml" title="ELUCUBRATIONS ESTIVALES ..." href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be60004011017f0cd1c860e.html?_c=feed-atom-full#comments" /> 
        <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" title="ELUCUBRATIONS ESTIVALES ..." href="http://www.vox.com/atom/svc=post/asset_id=6a00e398b91be60004011017f0cd1c860e" />          <id>tag:vox.com,2009-07-16:asset-6a00e398b91be60004011017f0cd1c860e</id>
        <published>2009-07-16T17:18:27Z</published>
        <updated>2009-07-23T22:16:05Z</updated>
    
        <author>
            <name>mendragor</name>
            <uri>http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full</uri>
        </author>
    
        
        <content type="html" xml:base="http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full">
            <![CDATA[
                <div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:at="http://www.sixapart.com/ns/at">
        
    
    
    

<div at:enclosure="asset" at:xid="6a00e398b91be600040110184fc8e2860f" at:format="auto" at:align="center"
    class="enclosure enclosure-center enclosure-auto embed-enclosure" 
     style="text-align: center;">
<div class="enclosure-inner"
    
        style="width: 500px;"
    >
    <div class="enclosure-list">
        <div class="enclosure-item embed-asset last">
    
            <div class="enclosure-embed">
        
                <iframe class="enclosure-iframe" frameborder="0" scrolling="no" src="http://a2.vox-data.com/6a00e398b91be600040110184fc8e2860f-html" style="width: 500px; height: 500px;"></iframe>
        
            </div>
            <div class="enclosure-meta">
                <div class="enclosure-asset-name"></div>
            </div>
    
        </div>
    </div>
</div>
</div><!-- end enclosure -->

<div class="entry-content editable " id="blog-body">
<p>La lecture du dernier conte &quot;stellaire&quot; de notre amie Windy</p>
<p><a href="http://windyorane559.vox.com/library/post/il-faut-se-contenter-de-d%C3%A9couvrir-mais-se-garder-dexpliquer-braque-georges-4.html#comments"><span style="color: #247cd4">http://windyorane559.vox.com/library/post/il-faut-se-contenter-de-d%C3%A9couvrir-mais-se-garder-dexpliquer-braque-georges-4.html#comments</span></a></p>
<p>et de ses commentaires, a interpellé ma mémoire, réveillant certaines de mes pensées enfouies ...</p>
<p>J&#39;ai toujours été intéressé et curieux de savoir ou imaginer ce qui s&#39;est passé dans la tête des premiers hommes lorsqu&#39;ils ont -petit à petit- découvert la nature, le ciel et leurs mystères, mais surtout de comprendre quels déclics soudains ont pu les aider à pouvoir utiliser le fabuleux potentiel que cette nature leur offrait. Quels sont les hasards ou les observations qui leur ont permis de créer les embryons de ce que nous appelons maintenant science, écologie, médecine par les plantes,astrologie, astronomie, etc.. <br />Que de siècles d&#39;étonnements, de réflexions,de savoir transmis ...</p>
<p>.Quand et comment ? On ne peut qu&#39;imaginer, faute de pouvoir remonter le Temps. <br />Maintenant je suis vieux et je crois que je n&#39;aurai jamais la réponse, pour peu qu&#39;elle soit trouvée un jour ...<br />Sans compter que toute cette science -millénaire -, résultat d&#39;études, de raisonnements, de savoirs engrangés, a été anéantie par des conquérants voulant asseoir leur propre &quot;civilisation&quot; et surtout par le Christianisme qui a poursuivi sans pitié ces &quot;sorciers, enfants du démon&quot; qui possédaient une Connaissance qui lui faisait ombrage...Tellement plus simple de tout faire disparaître pour ensuite s&#39;imposer à des ignorants en leur distillant ce qu&#39;on voulait bien leur inculquer ....et en gardant au fond de bibliothèques bien gardées des documents qui pourraient être très utiles à la Connaissance mais qui risqueraient d&#39;ébranler le systême établi...Bon, passons...</p>
<p>Ne retenons que les légendes, ..ou ces contes amérindiens empreints d&#39;une sagesse perdue.Et puis beaucoup de légendes sont belles et finissent plus ou moins bien...</p>
<p>J&#39;ai vécu toute ma vie professionnelle dans les pierres de bijouterie (eh oui, je suis </p>
<p>tombé dedans quand j&#39;étais petit, dedans ce monde qui fait s&#39;écarquiller les yeux de ces dames )...Et un beau jour de la cinquantaine, j&#39;ai eu envie de me pencher sur les légendes et croyances -ancestrales- liées aux pierres, d&#39;où un travail de recherche important qui s&#39;est terminé par un théme pour mes conférences intitulé &quot;Pierres précieuses et leurs croyances de la préhistoire à nos jours&quot;. <br />Mais je restais sur ma faim quant au tout(s) premier(s) bijou(x)...J&#39;ai fini par trouver ....<br />Si vous êtes intéressés, fermez les yeux et reportez-vous dans la nuit des temps, quand il n&#39;y avait qu&#39;Adam et Eve ...</p>
<p><em>* Ce jour là, Eve se promenait....Elle vit une liane avec quelques fleurs qui trainaît par terre. Elle se l&#39;est mise autour du cou et l&#39;a ajustée en se regardant dans le miroir d&#39;eau d&#39;une mare, d&#39;une flaque, d&#39;une rivière (au choix) . Elle s&#39;est trouvée belle et l&#39;a gardée ...Sans le savoir elle venait d&#39;inventer la première parure ...&quot;</em><br />Après tout, pourquoi pas ?</p>
<p>Je suis un incorrigible rêveur...</p>
<p>Merci de votre attention et bonne fin de semaine.</p><img src="http://img30.picoodle.com/img/img30/2/7/16/laqtp/f_QuietNightVm_900274d.jpg" /></p></div>
<div class="blog-comments" id="blog-comments"><a name="comments"></a>
<ul class="comments" id="commentlist"></ul></div>   <p style="clear:both;"> 
    <a href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be60004011017f0cd1c860e.html?_c=feed-atom-full#comments">Read and post comments</a>   |   
    <a href="http://www.vox.com/share/6a00e398b91be60004011017f0cd1c860e?_c=feed-atom-full">Send to a friend</a> 
</p>

                </div>
            ]]>
        </content> 
    </entry> 
    
    <entry>
        <title>LES DECOUVREURS - L&#39;OCEAN INDIEN</title>   
        <link rel="alternate" type="text/html" title="LES DECOUVREURS - L&#39;OCEAN INDIEN" href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be6000401101664bbec860c.html?_c=feed-atom-full" />  
        <link rel="service.post" type="application/atom+xml" title="LES DECOUVREURS - L&#39;OCEAN INDIEN" href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be6000401101664bbec860c.html?_c=feed-atom-full#comments" /> 
        <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" title="LES DECOUVREURS - L&#39;OCEAN INDIEN" href="http://www.vox.com/atom/svc=post/asset_id=6a00e398b91be6000401101664bbec860c" />          <id>tag:vox.com,2009-06-22:asset-6a00e398b91be6000401101664bbec860c</id>
        <published>2009-06-22T18:08:58Z</published>
        <updated>2009-06-24T17:31:50Z</updated>
    
        <author>
            <name>mendragor</name>
            <uri>http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full</uri>
        </author>
    
        
        <content type="html" xml:base="http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full">
            <![CDATA[
                <div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:at="http://www.sixapart.com/ns/at">
        <p style="text-align: center">&#160;</p>

    
    
    

<div at:enclosure="asset" at:xid="6a00e398b91be600040110169f845f860d" at:format="auto" at:align="center"
    class="enclosure enclosure-center enclosure-auto embed-enclosure" 
     style="text-align: center;">
<div class="enclosure-inner"
    
        style="width: 500px;"
    >
    <div class="enclosure-list">
        <div class="enclosure-item embed-asset last">
    
            <div class="enclosure-embed">
        
                <iframe class="enclosure-iframe" frameborder="0" scrolling="no" src="http://a7.vox-data.com/6a00e398b91be600040110169f845f860d-html" style="width: 500px; height: 500px;"></iframe>
        
            </div>
            <div class="enclosure-meta">
                <div class="enclosure-asset-name"></div>
            </div>
    
        </div>
    </div>
</div>
</div><!-- end enclosure -->
<p><span style="FONT-SIZE: 1em">A partir du nord de l&#39;océan Indien où historiquement, se situaient les premières zones géographiques politiquement organisées, s&#39;est développé le berceau des échanges. La navigation a permis de développer le contact entre l&#39;Egypte, l&#39;Inde et la corne de l&#39;Afrique où aboutissaient des routes terrestres parfois lointaines venant d&#39;Arabie ou de Chine.</span>
<p></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em">L&#39;océan Indien regroupe un océan regroupant des zones qui n&#39;ont pas de division naturelle. Pour les Anciens, la mer Rouge et l&#39;océan Indien étaient une seule mer: la mer Erythrée. Ils connaissaient bien la partie nord de l&#39;océan Indien, avec ses trois grands golfes, le Sinus Arabicus, le Sinus Persicus, et le Sinus Gangeticus appelé par les Romains Mare Rubrum . Plus au sud se trouve la Mare Prasodum (mer verte) également nommée Mare Obscurum car elle est à peu près totalement inconnue.</span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em">Le rôle historique de l&#39;océan Indien a, de tout temps, été plus proche de celui de la Méditerranée que du Pacifique ou de l&#39;Atlantique qui ont d&#39;abord été des obstacles. Les océans Pacifique et Atlantique sont ouverts du nord au sud. Cela représente une aventure de plusieurs milliers de kilomètres avant de toucher terre. L&#39;océan Indien, plus petit que les deux autres, est ourlé de l&#39;ouest à l&#39;est en passant par le nord par des côtes et des ensembles îliens en certains lieux. La navigation est facilitée par le rythme des moussons dans la partie la plus septentrionale et à proximité des terres. L&#39;océan Indien n&#39;a pas seulement permis que les routes terrestres de l&#39;ambre et de la soie, mais également que l&#39;Orient et l&#39;Occident entrent en contact. </span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em">Au nord, très tôt, les relations entre l&#39;Ethiopie et l&#39;Inde se sont développées dans le sens des latitudes. Certaines habitudes d&#39;origine éthiopienne se retrouvent: usage de poivre et de cannelle, introduction de la canne à sucre, art de tisser le coton, influences artistiques et architecturales comme en témoigne l&#39;architecture d&#39;Axoum. </span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em">Un deuxième axe de type méridien s&#39;est greffé à partir de la zone arabo-iranienne, de la corne de l&#39;Afrique et de Socotra (île près d&#39;Aden) point de passage coutumier. Si les rivages africains et de Madagascar ont pu être touchés par la navigation indonésienne, c&#39;est à partir du nord, en mer Rouge et vers la corne de l&#39;Afrique, qu&#39;il s&#39;est éveillé à la vie maritime.</span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em">En dépit des difficultés dues au manque de profondeur, à la pauvreté de l&#39;abri précédé de massifs coralliens et parfois de rivages marécageux, la navigation vers et sur la mer Rouge et le golfe Persique se développa très tôt. Les voies maritimes sont équipées en hommes, en flottes, en relais, en traditions cernées de peuples de la mer. Il n&#39;est pas sans signification qu&#39;on ait pu tenir l&#39;île de Bahrein pour le berceau des Phéniciens. </span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em">D&#39;après les sources sumériennes, dès -2000, le bois d&#39;oeuvre était importé d&#39;Inde à Megan (sans doute Oman). Au VIème.av.J.C. ,Néchao insuffle une certaine renaissance à l&#39;Egypte. Il rétablit les communications maritimes ou fluviales entre Méditerranée et mer Rouge et fait appel aux Phéniciens pour explorer les côtes orientales de l&#39;Afrique. Entraînés vers le sud, les Phéniciens suivirent les côtes puis contournèrent l&#39;Afrique, 2000 ans avant Vasco de Gama. Ils revinrent par la voie de la Méditerranée. Mais Néchao ne put continuer cette découverte. </span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em">Quelques preuves montrent que les Grecs pouvaient arriver jusqu&#39;en Inde et un Indien en Egypte. Une dédicace d&#39;un Indien au dieu Pan a été retrouvée au temple de Redesîya sur la route de la mer Rouge au Nil par le désert. Des fragments de papyrus montrent des marins grecs naufragés sur une côte barbare et reçus par le roi du pays, dont la langue est apparentée au Caranèse . Une pierre tombale bouddhiste d&#39;origine ptolémaïque découverte à Alexandrie, témoigne du sauvetage, vers le 1er S.a.J.-C., d&#39;un capitaine indien seul rescapé d&#39;un voyage par mer venant de l&#39;Inde. Conduit à Alexandrie, il servit de guide à Eudoxe de Cyzique, ce qui lui permit de rapporter des épices et des pierres précieuses. </span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><a href="http://www.picoodle.com/view.php?img=/9/8/21/laqtp/f_OceanIndienm_7f5c28f.jpg&amp;srv=img28" target="_blank"><span style="FONT-SIZE: 1em"><img alt="Image Hosting by Picoodle.com" src="http://img28.picoodle.com/img/img28/9/8/21/laqtp/f_OceanIndienm_7f5c28f.jpg" /></span></a><span style="FONT-SIZE: 1em"> </span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em">Toutefois, le commerce restait tributaire des arabes et des Indiens A l&#39;image des Arabes, les Indiens sont définis comme navigateurs. Les textes bouddhiques font de très fréquentes allusions au grand commerce maritime indien. Pline indique que les Singhalais naviguaient sur des bateaux à deux proues d&#39;un tonnage de 3000 amphores, sans observer les astres (le pôle septentrional n&#39;étant d&#39;ailleurs pas visible) et en emportant des oiseaux qu&#39;ils lâchaient pour en suivre le vol vers la terre. Il ajoute qu&#39;ils se mettaient en mer seulement pendant quatre mois de l&#39;année, s&#39;en abstenant pendant cent jours après le solstice d&#39;été... </span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em">Les Tamouls de la côte de Coromandel ont fréquemment débarqué à Ceylan des armées capables de conquérir une grande partie de l&#39;île, ce qui suppose l&#39;armement d&#39;une flotte déjà considérable, comme ils en ont possédé plus tard sur les routes maritimes de l&#39;Indochine et de l&#39;Indonésie. </span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em">Cependant, le vent de mousson S.O. qui facilitait la navigation ne devait pas être utilisé par les Arabes à cause de la force de la mer et de la faiblesse des bateaux. Une nouvelle route maritime allat être découverte et faciliter les échanges. </span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em">Les échanges indo-romains du 1er siècle sont confirmés par au moins quatre ambassades indiennes à Auguste, une à Claude, à Trajan (117 après J.C.). Des ambassades viennent également auprès des empereurs Hadrien (117-138), Antonin le Pieux (138-161), envoyées par les Indiens Bactriens venues par voie terrestre, Elagabal (218-222), Aurélien (271-279) et Constantin (306-337). Le commerce de Rome dépassa l&#39;Inde puisque les annales chinoises rapportent que Marc-Aurèle, en 166, envoya une ambassade en Chine pour inaugurer un trafic commercial . </span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em">Au début de l&#39;ère chrétienne, des colonies de négociants indiens se seraint implantées dans les endroits les plus animés de l&#39;Asie du S.E.. Les premières preuves de contacts entre l&#39;Inde et l&#39;Asie du S.E. sont des images de Bouddha découvertes en Thaïlande, au Cambodge, en Annam, à Sumatra, à Java et dans les Célèbes. Les écrivains grecs et romains relataient que, depuis des temps très anciens, une bonne partie du commerce africain à destination de Tyr et de la Syrie se faisait par l&#39;intermédiaire de négociants indiens qui avaient des comptoirs dans les ports africains. Le commerce y était monopolisé par des Indiens et des Arabes en rapport avec les Indiens résidant ou ayant leurs bureaux sur les côtes d&#39;Egypte, d&#39;Arabie, de Perse ou plus souvent en Inde à Tatta dans le Sind, à Mandavie dans le Koutch, dans les ports du Kathiawar ou du golfe de Cambay, à Surat, à Calicut et dans les autres ports de la côte de Malabar. </span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em">De l&#39;embouchure de l&#39;Indus ou des ports de l&#39;Inde, on pouvait transporter les marchandises jusqu&#39;à la Méditerranée en suivant la côte septentrionale de la mer Erythrée et en naviguant dans le golfe persique puis en voyageant par terre vers la Syrie, Phénicie et Palestine. En dehors des grandes étapes de développement de la navigation Egypte-Inde depuis Alexandre jusqu&#39;au Vème siècle, la route maritime a été doublée par une voie terrestre dont on doit tenir compte pour comprendre le trafic par mer et la concurrence par le golfe persique. </span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em">De tout temps, jusqu&#39;aux plus anciens, l&#39;océan Indien a été une zone de rencontre et contacts. Il est traversé par des axes de circulation pénétrant de plus en plus vers le sud et la haute mer. Réunissant l&#39;Afrique, la mer Rouge, le golfe Persique, l&#39;Inde et l&#39;Asie, ces routes maritimes de type cabotage puis de haute mer vont dans de nombreuses directions complétant les routes terrestres. Ce centre d&#39;échanges concurrence le foyer méditerranéen grec, gréco-romain puis romain jusqu&#39;alors prédominant. Il fait descendre le centre économique vers le sud donnant à l&#39;océan indien une activité importante et continuelle créant une nouvelle interface au cours des temps. De plus, il constitue un carrefour culturel privilégié .</span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 1em">Il n&#39;est pas un océan qui ait tenu ce rôle de manière aussi constante ni avec un rayonnement aussi étendu, préfigurant les grandes découvertes de la période moderne. </span></p>
<p><strong><span style="FONT-SIZE: 1em">( A SUIVRE )</span></strong></p></p>   <p style="clear:both;"> 
    <a href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be6000401101664bbec860c.html?_c=feed-atom-full#comments">Read and post comments</a>   |   
    <a href="http://www.vox.com/share/6a00e398b91be6000401101664bbec860c?_c=feed-atom-full">Send to a friend</a> 
</p>

                </div>
            ]]>
        </content> 
    </entry> 
    
    <entry>
        <title>DECOUVREURS - LA MER ROUGE SOUS LES PTOLEMEES </title>   
        <link rel="alternate" type="text/html" title="DECOUVREURS - LA MER ROUGE SOUS LES PTOLEMEES " href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be60004011016975e9f860d.html?_c=feed-atom-full" />  
        <link rel="service.post" type="application/atom+xml" title="DECOUVREURS - LA MER ROUGE SOUS LES PTOLEMEES " href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be60004011016975e9f860d.html?_c=feed-atom-full#comments" /> 
        <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" title="DECOUVREURS - LA MER ROUGE SOUS LES PTOLEMEES " href="http://www.vox.com/atom/svc=post/asset_id=6a00e398b91be60004011016975e9f860d" />          <id>tag:vox.com,2009-06-12:asset-6a00e398b91be60004011016975e9f860d</id>
        <published>2009-06-12T21:07:26Z</published>
        <updated>2009-07-06T17:09:23Z</updated>
    
        <author>
            <name>mendragor</name>
            <uri>http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full</uri>
        </author>
    
        
        <content type="html" xml:base="http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full">
            <![CDATA[
                <div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:at="http://www.sixapart.com/ns/at">
        <div style="TEXT-ALIGN: center"><a href="http://www.picoodle.com/view.php?img=/9/8/3/laqtp/f_RedSea1521m_bd8ab8f.jpg&amp;srv=img36" target="_blank"><img alt="Image Hosting by Picoodle.com" src="http://img36.picoodle.com/img/img36/9/8/3/laqtp/f_RedSea1521m_bd8ab8f.jpg" /></a> </div>
<p></p>
<p></p>
<p>A cette époque, les Indiens qui connaissaient également le régime des moussons ont certainement atteint le littoral oriental de l&#39;Afrique à partir de la côte Nord-ouest de l&#39;Inde en voyageant vent arrière. </p>
<p></p>
<p>L&#39;Egypte avait été ouverte aux peuples méditerranéens par les Rois Psammetic (664-610 avant J.C.) et Néchao (610-594 avant J.C.). Les Grecs et les Phéniciens s&#39;installèrent dans la vallée du Nil et mirent leur science nautique au service des pharaons. Cependant, seuls les Phéniciens furent autorisés à naviguer en mer Rouge. C&#39;est sous le règne de Néchao que se place le fameux périple de circumnavigation autour de l&#39;Afrique qui fit couler tant d&#39;encre et qui soulève encore tant de passions. De nombreux savants, historiens et navigateurs se penchent toujours sur le texte d&#39;Hérodote qui pose l&#39;une des énigmes les plus célèbres de l&#39;histoire. </p>
<p></p>
<p>Il relate le voyage effectué par un capitaine phénicien vers 600-595 avant J.C. sur les instructions du Pharaon Néchao. Si on en croit Hérodote, ce hardi navigateur, parti de Suez boucla complètement le périple d&#39;Est en Ouest et retourna en Egypte par Gibraltar après avoir fait le tour complet de l&#39;Afrique. Voici ce que dit Hérodote :</p>
<p></p>
<p>&quot;<em>La Libye, c&#39;est-à-dire l&#39;Afrique, est entourée par la mer sauf dans sa partie qui borde l&#39;Asie, Néchao, roi d&#39;Egypte, étant le premier à nous montrer ce fait. En effet, quand il eut terminé le creusement du canal qui s&#39;étend du Nil au golfe d&#39;Arabie, il envoya sur des navires des hommes de Phénicie avec la mission de retourner jusqu&#39;aux colonnes d&#39;Hercule et à la mer Septentrionale (Méditerranée) et de revenir ainsi en Egypte. Donc, les Phéniciens, partant de la mer Rouge, parcoururent la mer Méridionale (mer d&#39;Arabie et l&#39;océan Indien) et, chaque fois que l&#39;automne venait, ils tiraient leurs bateaux sur le rivage et ensemençaient le pays, quel que fût l&#39;endroit de Libye où ils se trouvassent et ils attendaient la moisson. Alors, ayant récolté le grain, ils appareillaient de nouveau. Ayant ainsi fait pendant deux ans, ils doublèrent les Colonnes d&#39;Hercule dans la troisième année et parvinrent en Egypte. Et ils racontèrent des choses croyables peut-être pour d&#39;autres mais incroyables pour moi, entre autres, qu&#39;en tournant autour de la Libye, ils avaient le soleil à leur droite. Ainsi fut découverte, pour la première fois, la Libye&quot; . </em></p>
<p></p>
<p>La controverse qui s&#39;est établie dès l&#39;antiquité sur le récit d&#39;Hérodote dure encore. Polybe, historien et explorateur de l&#39;Afrique, et Posidonius, philosophe, physicien, restaient sceptiques. Dans les temps modernes, Bougainville était hésitant ; Rannel, Wheeler et surtout Müller furent parmi les savants les partisans plus vigoureux de la réalité du périple. E.J. Webb était le chef de file des sceptiques. </p>
<p></p>
<p>L&#39;hypothèse de Wheeler semble la plus vraisemblable. Le départ aurait pu avoir lieu en mai. Poussés par le vent du nord qui balaie la mer Rouge jusqu&#39;en septembre, les navires phéniciens auraient reconnu Guardafui en octobre à l&#39;époque de la renverse des moussons. Entraînés par le vent du Nord-Est et le rapide courant de Mozambique, ils auraient doublé le Cap de Bonne Espérance en avril de l&#39;année suivante pour se trouver au nord de l&#39;Equateur en juillet au plus tard. Compte tenu des nombreux arrêts, ils auraient atteint le Sénégal en mars de la seconde année et l&#39;Egypte dans le courant de la troisième année. Il y a malheureusement peu de chance d&#39;entrer dans le détail de cette navigation et pour en tracer un itinéraire , car les Phéniciens entouraient leurs voyages d&#39;un secret extraordinaire et conservaient, même à leur retour en Egypte, un mutisme implacable sur le déroulement de leurs expéditions et l&#39;étendue de leurs découvertes.</p>
<p></p>
<p>Les Grecs Les Grecs ne pénétrèrent dans la mer Rouge que sous le règne de Darius, roi des Perses (521-486 avant J.C.). Alors que, dès le Xe siècle avant J.C., les Hébreux et les Phéniciens voguaient vers les pays fabuleux de l&#39;Ophir, les Grecs d&#39;Homère étaient cantonnés dans la Méditerranée orientale. Les Arabes, de Suez à à l&#39;Euphrate, barraient la route aux peuples du nord. En outre, l&#39;Egypte restait, jusqu&#39;au milieu du VIIe siècle avant J.C., un pays fermé et les colonies grecques, autorisées à séjourner sur le bras occidental du Nil, ne s&#39;aventuraient pas jusqu&#39;aux rivages de la mer Rouge. </p>
<p></p>
<p>Il fallut attendre la conquête de l&#39;Egypte par Cambyse, fils de Cyrus le Grand, en 525 avant J.C. pour que les Grecs fussent autorisés à naviguer en mer Rouge et dans l&#39;océan Indien. Après le voyage de Scylax de l&#39;Indus à Suez, les Perses laissèrent les Grecs s&#39;installer à Kosséir et leurs vaisseaux s&#39;aventurer jusqu&#39;au Yémen. Les Grecs ne savaient encore rien de l&#39;Afrique orientale et du golfe Persique et leurs croisières dépassaient rarement Bab el-Mandeb, dont la mauvaise réputation suffisait à freiner l&#39;esprit d&#39;aventure de leurs capitaines. </p>
<p></p>
<p>Mais la grande dynastie des Ptolémée allait bientôt donner à la navigation grecque une puissante impulsion. Ptolémée ler Soter (fils de Lagus), général d&#39;Alexandre le Grand, était monté sur le trône d&#39;Egypte en 323 avant J.C. à la mort de son souverain. Il avait accompagné Alexandre aux Indes et reconnu l&#39;importance du commerce indien avec l&#39;Egypte. Dès qu&#39;il fut sur le trône, il fit construire de grands navires et les envoya explorer la mer Rouge sous les ordres de l&#39;amiral Philon pour forcer la barrière arabe qui s&#39;opposait farouchement à la percée des Grecs. En outre, il avait reconnu aux Indes la puissance au combat des éléphants de guerre et désirait s&#39;en procurer, dans le sud de la mer Rouge pour armer ses légions. </p>
<p></p>
<p>Ptolémée II Philadelphe qui régna de 285 à 246 avant J.C. accentua encore les explorations de la mer Rouge. Ses navires franchirent Bab el-Mandeb et trafiquèrent avec les naturels de la côte des Somalis. Il ouvrit sur la mer Rouge de nouveaux ports reliés au Nil par d&#39;excellentes routes et fonda des stations de chasse à l&#39;éléphant jusqu&#39;à Bab el-Mandeb. Il envoya Aristote et Pythagore explorer les côtes du Hedjaz et d&#39;autres représentants de son autorité poussèrent même jusqu&#39;à Gardafui, laissant sur les différents points de la côte Ouest de la mer Rouge et de la côte des Somalis des piliers et des autels pour marquer les points extrêmes de leur avance. </p>
<p></p>
<p>Son successeur Ptolémée III Evergète I (246-222 avant J.C.) organisa la chasse sur un pied militaire et établit sur la côte des Somalis des positions solides qui lui permirent de créer de nouvelles relations commerciales.</p>
<p></p>
<p>Après lui, la belle période des Ptolémée prit fin et les successeurs d&#39;Evergète I ne conservèrent pas le même esprit d&#39;aventure et de commerce qui poussa les navigateurs grecs jusque dans l&#39;océan Indien. La mer Rouge et le golfe d&#39;Aden avaient été explorés jusqu&#39;à Gardafui et la côte orientale de l&#39;Afrique jusqu&#39;à Rhapta. Mais la barrière arabe de l&#39;Hadramout et du golfe Persique tenait bon. Les Sabéens du Yémen et les Himyarites, le long de la côte de l&#39;Hadramout, essayèrent par tous les moyens d&#39;empêcher les Grecs d&#39;atteindre les Indes par la mer. Seul, Eudoxe de Cyzique, sous le règne de Ptolémée IX, Evergète II en 146 avant J.C., réussit à effectuer deux voyages d&#39;Egypte aux Indes et en revint à chaque fois avec une cargaison d&#39;aromates et de pierres précieuses. Dépouillé par son souverain, il abandonna ses tentatives. </p>
<p></p>
<p>Pendant le second siècle avant J.C., malgré la décadence des Ptolémée et les difficultés dans lesquelles se débattait le Royaume d&#39;Egypte, les marchands grecs continuèrent néanmoins à leurs risques et périls de commercer avec la côte occidentale de la mer Rouge. L&#39;empire romain, au fait de sa puissance, recherchait les articles de luxe orientaux et les commerçants égyptiens approvisionnaient de leur mieux la grande capitale occidentale. </p>
<p></p>
<p>Le dernier siècle avant J.C. vit l&#39;effondrement de la dynastie des Ptolémée et l&#39;Egypte passa sous la domination romaine en 31 avant J.C.. La dynastie avait cependant laissé une oeuvre admirable.</p>
<p></p>
<p>Grâce aux géographes grecs : Pline, Artémidore, Agatharchide et tant d&#39;autres, la mer Rouge et ses côtes étaient connues et soigneusement décrites. Le &quot;Périple de la mer Erythrée&quot;, véritables instructions nautiques, permettait aux navigateurs de se rendre d&#39;Egypte jusqu&#39;à Bab el-Mandeb, Socotra et même aux Indes. De nombreux ports d&#39;escale jalonnaient cette route maritime grecque. Ils s&#39;échelonnaient ainsi d&#39;après les dernières estimations : </p>
<p></p>
<p><em><strong>* Somalie côte orientale d’Afrique</strong></em> :</p>
<p>Avalites (Zeila) , Tabas (mas Chenaref) , Malao (Berbera) , Panon Khor Benna) ,</p>
<p>Kundu (Mait) , Opone (Dante-Ras-Hafun) , Mosylon (Ras Chan) , Pano (Obbia) ,</p>
<p>Cobe (Botiala) , Serapion (Brava) , Elephant Potamia (Alula) , 20 îles Pyralaes(Mombassa) ,</p>
<p>Borae Obnoxia (Oloch) ,Rhapta (Dar es Salam ou (Bagamoyo) </p>
<p></p>
<p><strong><em>* côtes ouest de la mer Rouge et côtes est de la mer Rouge</em></strong> :</p>
<p>Arsinoe-Cléopatris (Suez) , Aélanna (Eilath-golfe d&#39;Akaba) , Myos-Hormos (Ras Abou-Char) </p>
<p>Leuco Come (El Haura -25°) , Albus Portus (Kosseir) , Egra (Yambo), </p>
<p>Bérénice( Ras-Benas) , Napogus Vicus (Hoddeidah), Ptolémais Epitheras (île Er-Rih) ,</p>
<p>Sosipoi Portus (Moka) (Asqiq(18° 2 N) , Ocelis (Cheik Said ) , Adulis (golfe de Zula) ,</p>
<p>Arabia Eudaemon (Aden) , Arsinoe (Raheita - détroit de Bab el-Mandeb), Cane (Bali Haf) ,</p>
<p>Dirae (Ras Syan - République de Djibouti , Syagrus Prom. (Ras Fartak) </p>
<p>Bérénice Epidires (Obok), Ile Sérapidis (île Masirah) </p>
<div style="TEXT-ALIGN: center"><strong><span style="font-size: medium">( A SUIVRE )</span></strong></div>   <p style="clear:both;"> 
    <a href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be60004011016975e9f860d.html?_c=feed-atom-full#comments">Read and post comments</a>   |   
    <a href="http://www.vox.com/share/6a00e398b91be60004011016975e9f860d?_c=feed-atom-full">Send to a friend</a> 
</p>

                </div>
            ]]>
        </content> 
    </entry> 
    
    <entry>
        <title>LOUIS de St ALOUARN ou L&#39;AUSTRALIE FRANCAISE ...</title>   
        <link rel="alternate" type="text/html" title="LOUIS de St ALOUARN ou L&#39;AUSTRALIE FRANCAISE ..." href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be6000401101683a67a860d.html?_c=feed-atom-full" />  
        <link rel="service.post" type="application/atom+xml" title="LOUIS de St ALOUARN ou L&#39;AUSTRALIE FRANCAISE ..." href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be6000401101683a67a860d.html?_c=feed-atom-full#comments" /> 
        <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" title="LOUIS de St ALOUARN ou L&#39;AUSTRALIE FRANCAISE ..." href="http://www.vox.com/atom/svc=post/asset_id=6a00e398b91be6000401101683a67a860d" />          <id>tag:vox.com,2009-05-13:asset-6a00e398b91be6000401101683a67a860d</id>
        <published>2009-05-13T19:23:26Z</published>
        <updated>2009-06-10T13:53:06Z</updated>
    
        <author>
            <name>mendragor</name>
            <uri>http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full</uri>
        </author>
    
        
        <content type="html" xml:base="http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full">
            <![CDATA[
                <div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:at="http://www.sixapart.com/ns/at">
        
    
    
    

<div at:enclosure="asset" at:xid="6a00e398b91be6000401101648cd99860c" at:format="auto" at:align="center"
    class="enclosure enclosure-center enclosure-auto embed-enclosure" 
     style="text-align: center;">
<div class="enclosure-inner"
    
        style="width: 500px;"
    >
    <div class="enclosure-list">
        <div class="enclosure-item embed-asset last">
    
            <div class="enclosure-embed">
        
                <iframe class="enclosure-iframe" frameborder="0" scrolling="no" src="http://a1.vox-data.com/6a00e398b91be6000401101648cd99860c-html" style="width: 500px; height: 500px;"></iframe>
        
            </div>
            <div class="enclosure-meta">
                <div class="enclosure-asset-name"></div>
            </div>
    
        </div>
    </div>
</div>
</div><!-- end enclosure -->

<div style="TEXT-ALIGN: center">En 1998, une nouvelle étonnante a fait la &#39;une&#39; des journaux du monde entier, y compris ceux de Singapour, Hong-Kong et Pékin : l&#39;Australie aurait pu être française ! </div>
<p></p>
<p>Le 16 janvier 1998, une expédition franco-australienne venait de découvrir dans le sable de la côte désertique de l&#39;île Dirk Hartog, au nord-ouest de l&#39;île-continent, les preuves de la prise de possession de l&#39;Australie au nom du Roi de France Louis XV, le 30 mars 1772, par un officier de marine breton, Louis Aleno de Saint Aloüarn</p>
<p></p>
<p>L&#39;Australie vient d&#39;installer une plaque commémorative sur la côte australienne près de l&#39;endroit où, en mars 1772, le navire le Gros Ventre, commandé par Louis de Saint Aloüarn (né à Guengat en 1738) jeta l&#39;ancre et où se déroula une cérémonie de prise de possession de la région au nom de Louis XV, roi de France. Le texte dit ceci : &quot; <em>Le 30 mars 1772, l&#39;explorateur français Saint Aloüarn mouilla devant ce point de la côte avec son navire le Gros Ventre et envoya un officier pour prendre possession de la région au nom de la France. Pour cela, un document attestant cette prise de possession fut enterré avec deux pièces françaises. On pense que des explorateurs du XIXe siècle tels que les Hamelin et les Freycinet sont descendus eux aussi à terre dans le secteur. En janvier 1998 une équipe dirigée par M. Philippe Godard de Nouméa et Mr Max Cramer de Geraldton découvrit l&#39;une des pièces. Au mois d&#39;avril de la même année, une équipe du Musée maritime assistée par deux opérateurs de détecteurs de métaux, Mr Bob Sheppard et Mr Bob Creasy, localisa ce qui semble être la bouteille de prise de possession. En vertu de la loi sur l&#39;archéologie maritime, ce site est désormais protégé comme un des sites de débarquement européen les plus importants de l&#39;Australie occidentale. Prière de ne rien emporter d&#39;autre que des photographies et de ne laisser rien d&#39;autre que les empreintes de vos pieds. Pour plus d&#39;information, vous pouvez prendre contact avec le Musée maritime d&#39;Australie Occidentale.&quot;</em> </p>
<div style="TEXT-ALIGN: center"><strong><span style="font-size: x-large">******** </span></strong></div>
<p>En 1770, Cook débarque sur la côte Est de l&#39;Australie. Deux ans plus tard, Louis de Saint Aloüarn prend possession de la côte Ouest, au nom du Roy... Grande comme quatorze fois la France, l&#39;Australie est un continent autant qu&#39;une île. Elle reste pourtant inconnue jusqu&#39;à ce que James Cook débarque sur la côte orientale en 1770. </p>
<p></p>
<p>Les Français eux aussi explorent les mers australes, à partir de l&#39;île Maurice (ex-Isle de France). Le 16 janvier 1772, Yves de Kerguelen part en expédition sur la flûte La Fortune, accompagné par Louis Aléno de Saint Aloüarn qui commande la gabare Le Gros Ventre . Le 12 février, les deux navires mouillent aux abords d&#39;une terre inconnue. Dans le brouillard, les deux bateaux se perdent de vue. </p>
<p></p>
<p>Chacun essaie de poursuivre sa mission, et c&#39;est ainsi que Saint Aloüarn prend possession de nouvelles terres au nom du Roy. On est le 30 mars. Un parchemin et deux écus en argent sont scellés dans une bouteille, enterrée au sommet d&#39;une falaise, dans la Baie des Requins. </p>
<p></p>
<p>Les Anglais ont mis pied à l&#39;est, les Français à l&#39;ouest. Ni les uns ni les autres ne savent qu&#39;ils ont découvert un même et immense territoire. Le Gros Ventre rejoint Port-Louis à l&#39;Isle de France, où personne ne l&#39;attendait plus.</p>
<p></p>
<p>Le 27 octobre, sur la route du retour en France, Louis de Saint Aloüarn meurt d&#39;épuisement et de maladie. La nouvelle de sa découverte de terres vierges n&#39;arrivera jamais à la Cour de Louis XV. Cinquante ans plus tard, les Anglais proclament leur souveraineté sur l&#39;ensemble de l&#39;île-continent. Depuis 1788, ils ont implanté des colonies à Botany Bay, puis Sydney. </p>
<p></p>
<p>Dès 1792, un autre Breton débarque en Australie : Gabriel Huon de Keriliau, né en 1769 à Saint-Pol-de-Léon. Il est un pionnier de l&#39;élevage intensif du mouton et, aujourd&#39;hui encore, il compte sur place une importante descendance.</p>
<p></p>
<p>La même année, le Brestois Jean-Michel Huon de Kermadec (né en 1748) explore les côtes australiennes et la Tasmanie. Son nom a été donné à plusieurs lieux, et même à trois végétaux dont une variété de pin de Tasmanie (lagarostrobos franklinii). </p>
<p></p>
<p>La découverte de Saint Aloüarn fut oubliée pendant 150 ans. Elle suscita plusieurs missions historiques au début du XXe siècle pour retrouver la fameuse bouteille aux écus d&#39;argent. Sans succès jusqu&#39;au 16 janvier 1998. </p>
<p>Ce jour-là, sur l&#39;île désertique de Dirk Hartog, l&#39;ingénieur Philippe Godard et son ami australien Max Cramer retrouvent les premiers objets symbolisant la prise de possession. Le journal de bord du Gros Ventre disait donc vrai ! Les archéologues du Western Australia Maritime Museum ont depuis confirmé l&#39;authenticité de la découverte. </p>
<p>L&#39;Australie a failli devenir bretonne... </p>
<p></p>
<p><a href="http://www.picoodle.com/view.php?img=/2/5/13/laqtp/f_StAllouarnam_8da15f0.jpg&amp;srv=img30" target="_blank"><img alt="Image Hosting by Picoodle.com" src="http://img30.picoodle.com/img/img30/2/5/13/laqtp/f_StAllouarnam_8da15f0.jpg" /></a> </p>
<p></p>
<p><strong><span style="font-size: medium">Un peu plus de détails ...</span></strong> </p>
<p></p>
<p>Précédés par les Portugais et les Hollandais dans la région, les Anglais et les Français se lancent à leur tour à l’exploration de la zone Pacifique et des mers australes au XVIIIe siècle. L’histoire a notamment retenu le nom du grand navigateur anglais James Cook, mais la part des Français a été également très importante et, comme le constatent les historiens anglo-saxons, ce sont des marins bretons qui ont mené la plupart des expéditions à la recherche du mythique “continent austral”, au-delà des terribles “40e rugissants”.</p>
<p></p>
<p>Il faut citer les noms de Julien Crozet, d’Yves de Kerguelen, deMarion-Dufresne, de Surville et de bien d’autres grands marins bretons injustement oubliés aujourd’hui. Parmi eux, il convient de sortir de l’ombre Louis Aleno de Saint Aloüarn qui prit possession officiellement de l’Australie occidentale au nom du roi de France Louis XV,il y a 234 ans.</p>
<p></p>
<p>Né à Guengat, en pays Bigouden, en 1738, Louis de Saint Aloüarn s’engagea dans la marine à 17 ans et il avait déjà une brillante carrière à son actif lorsque son ami Yves de Kerguelen lui proposa en 1771 de participer avec lui à une expédition de recherche du continent austral. </p>
<p></p>
<p>Partis de Port-Louis le 30 avril 1771, les deux officiers gagnèrent d’abord Port Louis, à l’île de France (aujourd’hui Maurice), et de là, à bord de deux petits navires, ils s‘élancèrent vers le sud de l’Océan Indien. </p>
<p>Le 11 février 1772, l’expédition arriva en vue d’une terre montagneuse qu’Yves de Kerguelen prit pour le continent austral (et qui n’était qu’un archipel désolé dont l’île principale a la taille de la Corse). </p>
<p>Dans le brouillard et la neige qui tombait à gros flocons, les deux bateaux se perdirent de vue. Yves de Kerguelen, pressé d’annoncer au roi qu’il avait découvert le fameux continent austral, rentra au plus vite en France après une brève escale à l’île de France. </p>
<p></p>
<p>Pendant ce temps, Saint Aloüarn, après avoir vainement recherché le navire de Kerguelen, décida de poursuivre le programme prévu avec lui au départ de l’expédition et à mettre le cap vers l’Est. Il arriva le 17 mars en vue des côtes de la Nouvelle-Hollande (l’Australie, dont le contour était encore très mal connu) et les suivit en remontant vers le nord. </p>
<p>Le 30 mars 1772, il en prit possession au nom du roi. </p>
<p></p>
<p>Épuisé et malade comme la plus grande partie de son équipage, souffrant du scorbut et sans doute de la typhoïde, Saint Aloüarn gagna l’île portugaise de Timor, puis le port hollandais de Batavia (aujourd’hui Djakarta) et, de là, le Port Louis où l’arrivée du navire causa une grande surprise. </p>
<p>À bout de force, Saint Aloüarn y fut hospitalisé et il y mourut le 27 octobre 1772 (il avait seulement 34 ans !), non sans avoir dicté une longue lettre adressée à Yves de Kerguelen pour lui faire part de sa prise de possession de l’ouest de la Nouvelle Hollande. Il n’y eut pas de suite et le nom de Saint Aloüarn tomba dans l’oubli. </p>
<p></p>
<p>Cinquante ans plus tard, les Anglais qui devaient installer une première colonie à l’autre bout de l’Australie en 1788 proclamaient leur souveraineté sur l’ensemble de l’île-continent. </p>
<p></p>
<p>En janvier 1998, cependant, une expédition archéologique franco-australienne menée par Philippe Godard réussissait l’exploit incroyable de retrouver les marques de la prise de possession de 1772 et la nouvelle faisait le tour du monde... </p>
<p></p>
<p><a href="http://www.picoodle.com/view.php?img=/2/5/13/laqtp/f_SaintAlouarm_3026ed3.jpg&amp;srv=img30" target="_blank"><img alt="Image Hosting by Picoodle.com" src="http://img30.picoodle.com/img/img30/2/5/13/laqtp/f_SaintAlouarm_3026ed3.jpg" /></a> </p>
<p></p>
<div style="TEXT-ALIGN: center"><strong><span style="font-size: x-large">******</span></strong></div>
<p>Les Iles St Aloüarn sont un groupe d&#39;iles et de rochers au Sud-Est du Cap Leeuwin situé à l&#39;Ouest de l&#39;Australie. </p>
<p>En 1772, St Alloüarn était dans la région et en 1792 elles furent nommées par le navigateur français Antoine d&#39;Entrecasteaux.</p>   <p style="clear:both;"> 
    <a href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be6000401101683a67a860d.html?_c=feed-atom-full#comments">Read and post comments</a>   |   
    <a href="http://www.vox.com/share/6a00e398b91be6000401101683a67a860d?_c=feed-atom-full">Send to a friend</a> 
</p>

                </div>
            ]]>
        </content> 
    </entry> 
    
    <entry>
        <title>LES DECOUVREURS -L&#39;EXPLORATION DE LA MER ROUGE (1) </title>   
        <link rel="alternate" type="text/html" title="LES DECOUVREURS -L&#39;EXPLORATION DE LA MER ROUGE (1) " href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be6000401101642faf1860c.html?_c=feed-atom-full" />  
        <link rel="service.post" type="application/atom+xml" title="LES DECOUVREURS -L&#39;EXPLORATION DE LA MER ROUGE (1) " href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be6000401101642faf1860c.html?_c=feed-atom-full#comments" /> 
        <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" title="LES DECOUVREURS -L&#39;EXPLORATION DE LA MER ROUGE (1) " href="http://www.vox.com/atom/svc=post/asset_id=6a00e398b91be6000401101642faf1860c" />          <id>tag:vox.com,2009-04-28:asset-6a00e398b91be6000401101642faf1860c</id>
        <published>2009-04-28T21:25:42Z</published>
        <updated>2009-05-31T15:01:00Z</updated>
    
        <author>
            <name>mendragor</name>
            <uri>http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full</uri>
        </author>
    
        
        <content type="html" xml:base="http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full">
            <![CDATA[
                <div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:at="http://www.sixapart.com/ns/at">
        <div style="TEXT-ALIGN: center"><em></em>&#160;</div>
<div style="TEXT-ALIGN: center"><em></em>&#160;</div>
<div style="TEXT-ALIGN: center"><em></em>&#160;</div>
<div style="TEXT-ALIGN: center"><em></em>&#160;</div>
<div style="TEXT-ALIGN: center"><em></em>&#160;</div>
<div style="TEXT-ALIGN: center"><em></em>&#160;</div>
<div style="TEXT-ALIGN: center"><em>

    
    
    

<div at:enclosure="asset" at:xid="6a00e398b91be600040110181d792a860f" at:format="auto" at:align="center"
    class="enclosure enclosure-center enclosure-auto embed-enclosure" 
     style="text-align: center;">
<div class="enclosure-inner"
    
        style="width: 500px;"
    >
    <div class="enclosure-list">
        <div class="enclosure-item embed-asset last">
    
            <div class="enclosure-embed">
        
                <iframe class="enclosure-iframe" frameborder="0" scrolling="no" src="http://a2.vox-data.com/6a00e398b91be600040110181d792a860f-html" style="width: 500px; height: 500px;"></iframe>
        
            </div>
            <div class="enclosure-meta">
                <div class="enclosure-asset-name"></div>
            </div>
    
        </div>
    </div>
</div>
</div><!-- end enclosure -->
Image : carte datant de 1154, par le géographe arabe Al-Idrîsî (1100-1164) </em></div>
<div style="TEXT-ALIGN: center"><em></em>&#160;</div>
<div style="TEXT-ALIGN: center"><em><strong><span style="FONT-SIZE: 1.95em">******</span></strong></em></div>
<div style="TEXT-ALIGN: center"><strong><span style="FONT-SIZE: 1.95em"></span></strong></div>
<p>Il faut remonter à la période égyptienne pré-dynastique, c&#39;est à dire antérieure à 3500 ans avant J.C., pour aborder les premières explorations maritimes de la mer Rouge, et encore les indices sont rares.</p>
<p>Les Crétois, de leur côté, avaient établi des relations maritimes avec l&#39;Egypte dès le quatrième millénaire. Il semble qu&#39;ils aient navigué en mer Rouge, peut-être même jusqu&#39;à Socotra et établi le Royaume minéen ; du nom de Minos, roi de Crête jusqu&#39;aux frontières de l&#39;Hadramout et du Yémen</p>
<p><br />. Sont-ils ensuite revenus vers l&#39;Egypte par la vallée du Nil pour fonder les dynasties égyptiennes ? Il est difficile de résoudre ces problèmes dans l&#39;état des connaissances actuelles. Cependant, les fouilles de Sir Arthur Evans à Cnosse et celles d&#39;autres savants en divers sites de l&#39;Egée ont mis à découvert une civilisation pré-hellénique ou crétoise qui commença d&#39;apparaître vers 3000 ans avant Jésus-Christ. En outre, l&#39;abondance des poteries crétoises dans les hypogées d&#39;Egypte de la XIIIe et de la XVIIIe dynasties semble indiquer que, vers l&#39;an 2000 avant J.C., les Crétois avaient des relations directes avec la vallée du Nil.</p>
<p>Vers 3000 avant J.C., il est probable que les civilisations égyptienne et summérienne prirent contact par mer par des voyages effectués autour de la péninsule arabique. Mais ces premiers contacts furent bientôt interdits par un peuple de souche himyaritique qui se fixa autour du littoral de l&#39;Hadramout et qui établit un extraordinaire cordon de secret commercial contre tous les trafiquants étrangers. Certains érudits pensent même que l&#39;origine du mot &quot;mer Rouge&quot; appliqué par certains Grecs à l&#39; ensemble des eaux orientales est en réalité &quot;Himyar&quot; ou &quot;Rouge&quot;, le héros éponyme de ces arabes.</p>
<p>Les premiers voyages des Egyptiens de Kosseir et ceux des Summériens de Bassorah ne furent pas, d&#39;une manière générale, poussés très loin. En ce qui concerne les premiers, ils visitèrent, sous le règne de Sahuré (5e dynastie, vers 2965-2825 avant J.C.) le pays de Pount, soit la côte des Somalis entre Bab el-Mandeb et Gardafui. Il est probable qu&#39;ils atteignirent Socotra. Après la chute de la XIIe dynastie (2212-2000 avant J.C.), les voyages maritimes égyptiens disparurent à peu près complètement et il fallut attendre la glorieuse XVIIIe dynastie (1580-1322 avant J.C.) pour que la grande expédition de la Reine Hatshepsou atteigne à nouveau au delà de Bab el-Mandeb, la côte des Somalis, Socotra et même les îles Korian-Morian sur la côte de l&#39;Hadramout.</p>
<p>Les bas-reliefs du temple de Deir-el-Bahri à Louqsor retracent la grande expédition de la Reine Hatshepsou et prouvent qu&#39;avant la XVIIIe dynastie, la route maritime vers les pays au-delà de la mer Rouge était tombée dans l&#39;oubli. Les pierres précieuses qu&#39;on en rapportait, l&#39;encens et la myrrhe devaient être payés très cher aux commerçants himyarites qui en détenaient le monopole. C&#39;est le grand mérite de la Reine Hatshepsou d&#39;avoir rétabli ce courant commercial entre l&#39;Egypte et les Indes et nous verrons que la lutte contre les monopoles commerciaux des épices, du café et, ensuite, la trafic avec les Indes ont inspiré la plupart des grandes explorations et des grandes découvertes. Sur les bas-reliefs de Deir-el Bahri, le dieu Amon s&#39;exprime ainsi : &quot;nul ne foula ces terrasses d&#39;encens que le peuple ignorait ; ce sont les ancêtres qui en ont transmis la tradition. Les merveilles qui, sous tes pères, les Rois de la Basse Egypte, en ont été rapportées, étaient confiées à un messager, puis à un autre et cela, depuis les temps très lointains des ancêtres des Rois de la Haute Egypte, en retour de nombreuses offrandes. Et nul ne les reçut jamais que par des messagers&quot;. </p><p><br />Mais l&#39;élan était donné, la voie était ouverte et chaque année, les navires égyptiens de la XVIIIe dynastie se rendaient au pays de Pount. Cette vocation maritime de l&#39;Egypte se poursuivit sous les XIXe et XXe dynasties (1346 avant J.C. et plus tard), qui marquèrent les limites extrêmes de l&#39;exploration égyptienne.</p>
<p>De leur côté, les Summériens quittant le port d&#39;Eridou, près de Bassorah, conduisaient leurs navires jusque sur la côte d&#39;Oman et de l&#39;Hadramout et, probablement même, jusqu&#39;à Socotra. Mais les himyarites, ces ancêtres des arabes, gardaient vigoureusement leurs côtes. Ils connaissaient déjà le régime des moussons et avaient accaparé le commerce maritime entre les Indes et la côte orientale d&#39;Afrique dans la région de Sofala. Leurs voyages très longs suivaient à peu près le périple suivant : mer Rouge - l&#39;Oman - côtes du Malabar - Sofala et mer Rouge. Un voyage complet durait près de trois ans pour tenir compte du renversement des moussons.</p>
<p>A partir du Xe siècle avant J.C., les mystérieux Phéniciens, ces intrépides navigateurs de l&#39;antiquité, firent leur apparition en mer Rouge. Leurs expéditions, sous l&#39;égide du Roi Salomon ou des Pharaons d&#39;Egypte s&#39;enfoncèrent dans l&#39;inconnu et atteignirent rapidement le golfe Persique et la côte orientale d’Afrique. <br />Le Livre des Rois confirme que Salomon fit construire une flotte près d&#39;Eilath, dans le golfe d&#39;Akaba, et qu&#39;après avoir armé cette flotte avec des marins et des pilotes phéniciens, il l&#39;envoya à Ophir, d&#39;où elle lui rapporta, en un seul voyage, quatre cent cinquante talents d&#39;or..</p>
<p>On peut admettre que les Phéniciens ont poussé jusqu&#39;au golfe Persique.</p>
<div style="TEXT-ALIGN: center"><span style="font-size: medium">( A SUIVRE -chapitre 2 )</span></div>   <p style="clear:both;"> 
    <a href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be6000401101642faf1860c.html?_c=feed-atom-full#comments">Read and post comments</a>   |   
    <a href="http://www.vox.com/share/6a00e398b91be6000401101642faf1860c?_c=feed-atom-full">Send to a friend</a> 
</p>

                </div>
            ]]>
        </content> 
    </entry> 
    
    <entry>
        <title>LES DECOUVREURS - LES NAVIGATEURS ARABES </title>   
        <link rel="alternate" type="text/html" title="LES DECOUVREURS - LES NAVIGATEURS ARABES " href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be60004011015fbe051860b.html?_c=feed-atom-full" />  
        <link rel="service.post" type="application/atom+xml" title="LES DECOUVREURS - LES NAVIGATEURS ARABES " href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be60004011015fbe051860b.html?_c=feed-atom-full#comments" /> 
        <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" title="LES DECOUVREURS - LES NAVIGATEURS ARABES " href="http://www.vox.com/atom/svc=post/asset_id=6a00e398b91be60004011015fbe051860b" />            <id>tag:vox.com,2009-04-21:asset-6a00e398b91be60004011015fbe051860b</id>
        <published>2009-04-21T15:00:56Z</published>
        <updated>2009-04-23T05:47:17Z</updated>
    
        <author>
            <name>mendragor</name>
            <uri>http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full</uri>
        </author>
    
        
        <content type="html" xml:base="http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full">
            <![CDATA[
                <div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:at="http://www.sixapart.com/ns/at">
        <div style="TEXT-ALIGN: center">&#160;</div>
<div style="TEXT-ALIGN: center">&#160;</div>
<div style="TEXT-ALIGN: center">&#160;</div>
<div style="TEXT-ALIGN: center">

    
    
    
<div at:enclosure="asset" at:xid="6a00e398b91be60004011017bc2b4b860e" at:format="large" at:align="center"
    class="enclosure enclosure-center enclosure-large photo-enclosure" 
     style="text-align: center;">
<div class="enclosure-inner"
    
        style="padding: 9px; border: 1px solid; width: px; margin: 10px auto;"
    >
    <div class="enclosure-list">
        <div class="enclosure-item photo-asset last">
    
            <div class="enclosure-image">
        
                <a href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/photo/6a00e398b91be60004011017bc2b4b860e.html"><img src="http://a3.vox.com/6a00e398b91be60004011017bc2b4b860e-320pi" alt="Boutre" title="Boutre" /></a>
        
            </div>
            <div class="enclosure-meta">
                <div class="enclosure-asset-name"><a href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/photo/6a00e398b91be60004011017bc2b4b860e.html" title="Boutre">Boutre</a></div>
            </div>
    
        </div>
    </div>
</div>
</div><!-- end enclosure -->
Ce sont surtout les Arabes qui recueilleront l&#39;héritage de la science antique et le firent prospérer lorsque leur domination s&#39;étendit vers le centre et l&#39;est de l&#39;Asie, et vers les côtes orientales de l&#39;Afrique, étendant ainsi les limites du monde connu</div>
<p>On sait que les premiers navigateurs à utiliser la boussole et l’arbalète, ont été les Arabes. Ils ont aussi été les premiers à dresser des cartes des régions dans lesquelles ils ont navigué. Partis du golfe Elanitique vers la mer de &quot; Zendj &quot; (océan Indien), ils s’installent à Madagascar et en Afrique de l’Est sans toutefois franchir le cap des Tempêtes (cap de Bonne Espérance).</p>
<p>*** Abdoul Hassan Ali Masoudi, né à Bagdad et décédé au vieux Caire à la fin du 10ème siècle, en 956, a passé 27 ans de sa vie à naviguer. Après avoir parcouru une bonne partie de l’Europe, il a visité l’Inde et est venu jusqu’à l’île de Madagascar.</p>
<p>*** Abou Abdoulah Es Schérif Al Edrisi, né à Ceuta, en Espagne en 1099, visite une grande partie de l’Europe et de l’Asie Mineure. Appelé à la cour du Roi Français de Sicile, Roger II, il y fonde la fameuse école de Palerme. Il navigue aussi dans la mer de &quot; Zendj &quot; et décrit dans ses récits, &quot; une île peu considérable, dominée par une haute montagne dont le sommet et les flancs sont inaccessibles, parce qu’elle brûle tout ce qui s’en approche ; durant le jour, il s’en élève une épaisse fumée, et durant la nuit, un feu ardent ; de sa base coulent des sources, les unes d’eau froide et douce, les autres, chaudes et salées &quot;. S’agit-il de l&#39;ile Bourbon ? Cela se pourrait bien.</p>
<p>*** C&#39;est le navigateur arabe Ibn Rachid qui mena la marine du Portugal à travers les mers jusqu&#39;en Inde. </p>
<p>On parlait d&#39;îles fabuleuses au sud de la Chine où poussaient à profusion le clou de girofle et la noix de muscade. Mais seuls les Arabes y avaient accès. Depuis le 8è siècle, plusieurs dizaines de milliers d&#39;Arabes vivaient à Canton et leurs bateaux sillonnaient l’Insulinde. Au 12è siècle, d&#39;énormes jonques chinoises, transportant plus de mille personnes, s&#39;engageaient dans le golfe Persique pour venir y vendre des épices.</p>
<p><br />Au 13ème siècle Marco Polo signalera dans son livre, l’existence de Madagascar ainsi que d’un trafic direct d’épices entre cette île et l’extrême Orient : &quot; Les vaisseaux qui vont de Mabar à Madeigascar mettent vingt et un jours pour arriver en cette île, et ils sont trois mois pour s’en retourner, tant les courants les poussent vers le sud ; et jamais il n’a d’autre direction &quot;.</p>
<p>Ainsi, il est certain que depuis cette lointaine époque, des nefs mongoles, malaises ou bien chinoises, naviguaient à travers l’océan Indien par la route des Indes, ralliant leurs bases à Madagascar. Auraient-elles accosté Bourbon ? Cela se pourrait bien, d’autant plus que les trois îles qui deviendraient plus tard l’archipel de Mascareignes, étaient déjà appelées par les Arabes : Dina Magrebim, Bourbon, île de l’ouest par rapport à Maurice ; Dina Moraze, Maurice, et Dina Arobi, île dévastée, Rodrigues.</p>
<p>Ce n’était pas facile d’enrôler des matelots pour des voyages vers l’inconnu, l’on disait à l’époque que les mers du sud se déversaient dans les abîmes de l’enfer, que le soleil était tellement chaud au niveau de l’Equateur, que les eaux de la mer étaient bouillantes ; l’on disait aussi que, dans ces latitudes, sous l’action du soleil sur la peau, l’on deviendrait noir ! D’autres affirmaient qu’il y avait, au-delà de l’Equateur, des montagnes d’aimant, capables d’attirer vers elles les clous et les ferrures des navires, au point de les disloquer complètement.</p>
<p>Ces croyances étaient tellement répandues que, pour armer convenablement un bateau il fallait, souvent, embarquer des condamnés à mort pour faire le travail !</p>
<p></p>
<p></p>
<p><a href="http://www.picoodle.com/view.php?srv=img28&amp;img=/9/7/18/laqtp/f_arabesblogm_6f9189e.jpg" target="_blank"><img alt="Image Hosting by Picoodle.com" src="http://img28.picoodle.com/img/img28/9/7/18/laqtp/f_arabesblogm_6f9189e.jpg" /></a> </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Deux siècles après l’hégire, la civilisation qui brillait sur tous les pays où l’Islam s’était étendu avait atteint son apogée. C’est de cette époque que datent les contes des Mille et Une Nuits, parmi lesquels les magnifiques voyages de Sindbad le Marin, prélude à toutes les histoires d’aventure et de fantastique.</p>
<p>Hardis navigateurs, les Arabes, partant du Chatt-El-Arab, pointe-haute du golfe Arabique d’aujourd’hui, ont atteint les contrées les plus éloignées, aussi bien à l’est qu’à l’ouest. Il ne sera pas étonnant que, dans les années à venir, l’on vienne à découvrir de nouvelles origines à la découverte du continent américain. Il ne se peut pas que les navigateurs arabes, ceux du Maghreb d’Espagne et du Portugal, se soient arrêtés sur la côte est de l’Atlantique ; d’autant qu’ils n’ignoraient rien de la rotondité de la planète, contrairement aux Européens du Moyen Age. En 1492, après le départ des derniers souverains musulmans de Grenade, des documents, cartes marines certainement ont pu être découverts, relatant l’existence du continent américain, car, sans cela, comment expliquer logiquement l’expédition de Colomb.</p>
<p>Ainsi à la fin du premier millénaire, les Arabes, alors grands navigateurs et commerçants, écument l&#39;Océan Indien. Ils installent de nombreux comptoirs, notamment sur la côte nord-ouest et nord-est de Madagascar. Ces comptoirs seront pour la plupart détruits par les navigateurs portugais dès le XVIe siècle. Certaines populations du sud-est se réclament encore de ces immigrations arabes aux traditions islamiques. (Antemoro, Antambahoaka…). </p>
<p>en 1153, l&#39;île de la Réunion était déjà connue des navigateurs arabes et le géographe Al Sharif el-Edrissi la baptisa Dina Morgabim, l&#39;île de l&#39;ouest. l&#39;ile Maurice pris le nom de Dina Arobi (Ile abandonnée) et Rodrigues celui de Dina Mozare (Ile de l&#39;est). <br />Ayant appris son existence des navigateurs musulmans de la côte Est-Africaine, les portugais la trouvèrent avec ses soeurs &quot;Dina Morgabin&quot; et Dina Arobi&quot;. </p>
<p>Archipel des Comores <br />Venus des côtes verdoyantes d&#39;Afrique orientale, les premiers navigateurs arabes n&#39;en crurent pas leurs yeux: la lune était tombée là-bas, à l&#39;est, en plein milieu de l&#39;océan Indien. Flottant entre deux eaux, l&#39;île de la Grande Comore, noyé dans l&#39;océan, entre la côte du Mozambique et Madagascar. <br />Une végétation particulièrement luxuriante couvrait la Grande Comore et ses îles soeurs nos voyageurs arabes batisèrent l&#39;archipel &quot; Djazaïr al Qamar ( îles de la lune)&quot;</p>
<p><br />La côte orientale de l&#39;Afrique, longtemps appelée le pays de Zendj (= pays des Noirs), a été fréquentée dès les premiers siècles de notre ère par des navigateurs alexandrins et chinois. Un peu plus tard, plusieurs comptoirs seront fondés par des négociants arabo-musulmans. Quelques Indiens s&#39;implantent également dans la région. Les échanges se faisaient essentiellement en direction de l&#39;Océan indien (Péninsule arabe, Perse, Inde, Indonésie, voire Chine). <br />La langue bantoue parlée par les populations locales (Pokomo, Nyika) s&#39;est enrichie d&#39;un vocabulaire venu d&#39;Outre-mer pour donner naissance après le IXe siècle à une nouvelle langue, le swahili (= kiswahili, mot dérivé de l&#39;arabe sawahil qui signifie côte), qui deviendra rapidement la langue du commerce dans toute la région. Ce commerce a très tôt concerné l&#39;or, l&#39;ivoire, les peaux, la cire, les esclaves en échange de verroteries, d&#39;outils de métal et d&#39;étoffes. Des esclaves noirs sont vendus jusqu&#39;en Chine au VIIIe siècle.</p>
<p><br />Entre le VIIe et le XIIIe siècle, diverses cités-États créées par des Arabes y sont fondées : Lamu, Pate, Malindi, Mombasa, Sofala, plus auSud, qui sert de relais au commerce avec le royaume du Monomotapa, et, sur une île, Zanzibar (nom dérivé de Zendj). En 957, des Persans de Chiraz - les Chirazi - fondent sur une autre île Kiloa (Kilwa), noeud commercial pour l&#39;or en provenance du Zimbabwe, et qui sera la plus florissante de ces villes entre le XIIe et le XIVe siècle, Puis Pate, plus au Nord, a pris le relais, et ensuite Zanzibar. Les Portugais, qui vont durablement marquer l&#39;histoire de la région, y parviennent à la fin du XVe siècle (Vasco de Gama atteint Malindi en 1498).</p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<p></p>
<div style="TEXT-ALIGN: center"><a href="http://www.picoodle.com/view.php?srv=img28&amp;img=/9/7/18/laqtp/f_Merrougem_a862cfb.jpg" target="_blank"><img alt="Image Hosting by Picoodle.com" src="http://img28.picoodle.com/img/img28/9/7/18/laqtp/f_Merrougem_a862cfb.jpg" /></a></div>   <p style="clear:both;"> 
    <a href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be60004011015fbe051860b.html?_c=feed-atom-full#comments">Read and post comments</a>   |   
    <a href="http://www.vox.com/share/6a00e398b91be60004011015fbe051860b?_c=feed-atom-full">Send to a friend</a> 
</p>

                </div>
            ]]>
        </content> 
    </entry> 
    
    <entry>
        <title>BON WEEK-END</title>   
        <link rel="alternate" type="text/html" title="BON WEEK-END" href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be6000401101678befd860d.html?_c=feed-atom-full" />  
        <link rel="service.post" type="application/atom+xml" title="BON WEEK-END" href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be6000401101678befd860d.html?_c=feed-atom-full#comments" /> 
        <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" title="BON WEEK-END" href="http://www.vox.com/atom/svc=post/asset_id=6a00e398b91be6000401101678befd860d" />          <id>tag:vox.com,2009-04-11:asset-6a00e398b91be6000401101678befd860d</id>
        <published>2009-04-11T18:41:43Z</published>
        <updated>2009-04-14T19:14:04Z</updated>
    
        <author>
            <name>mendragor</name>
            <uri>http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full</uri>
        </author>
    
        
        <content type="html" xml:base="http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full">
            <![CDATA[
                <div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:at="http://www.sixapart.com/ns/at">
        <p><em>Cette petite création sans prétention pour vous souhaiter un excellent week-end de fête... </em></p>
<p><em></em></p>
<p><a href="http://www.picoodle.com/view.php?img=/3/4/11/laqtp/f_lapinPquesPm_c508f50.jpg&amp;srv=img19" target="_blank"><img alt="Image Hosting by Picoodle.com" src="http://img19.picoodle.com/img/img19/3/4/11/laqtp/f_lapinPquesPm_c508f50.jpg" /></a> </p>
<p></p>
<p><strong><span style="font-size: medium">Et si on parlait des cloches ? </span></strong></p>
<p></p>
<p>La cloche est un des symboles de la fête de Pâques. Dans nos régions, il est habituel de raconter aux enfants que les cloches partent pour Rome et reviennent à Pâques, chargées d&#39;œufs qu&#39;elles déposent dans les jardins.</p>
<p></p>
<p><strong><span style="font-size: medium">Origine des cloches de Pâques</span></strong> </p>
<p></p>
<p>Cette tradition prit naissance lorsque vers le VIIe siècle, l&#39;Eglise interdit de sonner les cloches en signe de deuil entre le Jeudi Saint et le Dimanche de Pâques pour commémorer le temps qui s&#39;écoula entre la mort du Christ et la résurrection. </p>
<p>Pour le voyage, les cloches se munissent d&#39;une paire d&#39;ailes, de rubans ou sont transportées sur un char. Les enfants ont beau regarder dans le ciel, ils ne parviennent jamais à voir ces fameuses cloches de Pâques. Leur déception est cependant vite oubliée en découvrant les oeufs cachés dans les jardins.</p>
<p>Il n&#39;en fut cependant pas toujours ainsi. En effet, des superstitions restées vivaces dans les campagnes avant le VIIeme siècle, poussent les agriculteurs à voir dans le ciel des cloches &quot; brillantes et rougeoyantes &quot;. De nombreux paysans affirment en avoir vu filer au-dessus de leurs champs en faisant entendre un bourdonnement.</p>
<p>En 587, Grégoire de Tours notait: &quot; Nous vimes pendant deux nuits de suite, au milieu du ciel, une espèce de nuage fort lumineux qui avait la forme d&#39;un capuchon &quot;.</p>
<p>Durant cette période avant Pâques, les cloches sont remplacées par des crécelles ou des martelets. </p>
<p></p>
<p><strong><span style="font-size: medium">Qui a inventé la cloche ?</span></strong> </p>
<p></p>
<p><em><strong>Origine de la cloche</strong></em>: de la Chine aux clochers des églises .</p>
<p></p>
<p>Dès que l&#39;homme sut créer des vases en argile, il se rendit compte qu&#39;en les heurtant, ceux-ci produisaient un son; il avait inventé la cloche.</p>
<p>La cloche est certainement l&#39;un des premiers instruments sonores créés par l&#39;homme. On trouve ainsi des cloches de bois réalisées par quantité de peuplades primitives.</p>
<p>Un document chinois daté de 2260 avant Jésus-Christ rapporte que l&#39;Empereur Hoang-ti fit fondre douze cloches. Des cloches de bronze datées de 1100 avant J.C. ont été retrouvées en Chine Le plus vieux carillon date de 500 avant Jésus-Christ. Composé de 65 cloches, il était également d&#39;origine chinoise. </p>
<p></p>
<p>La Chine est donc le berceau de la cloche. Cette technique se répandit aux Indes, puis via les vallées du Tigre et de l&#39;Euphrate en Egypte. La cloche gagna alors le monde méditerranéen où sa présence est attestée vers 700 avant J.C. Les Grecs et les Romains s&#39;en servaient notamment pour réveiller les esclaves et les appeler. </p>
<p>La cloche pénétrera en Gaule et c&#39;est principalement l&#39;Eglise catholique et plus particulièrement les moines qui vont en faire un instrument religieux. </p>
<p>St Patrick emmena en Irlande (vers 440) de nombreux évêques mais également des fabricants de cloches. Celles-ci étaient en fer brazé et devaient être frappées par un maillet. La cloche servait essentiellement à appeler les moines aux offices religieux.</p>
<p>La mention du premier clocher apparaît en 735. Charlemagne ordonne que les prêtres fassent sonner les cloches à certaines heures du jour et de la nuit (801). En 817, il fut décidé que chaque église paroissiale devait être munie d&#39;au moins deux cloches. </p>
<p></p>
<p><strong><span style="font-size: medium">Des usages variés</span></strong> </p>
<p></p>
<p>La cloche ne servira pas uniquement à appeler les moines aux offices. Elle devint rapidement un instrument de communication. Le pouvoir civil s&#39;empara donc également de la cloche et l&#39;on construisit des beffrois car les cloches permettent d&#39;informer rapidement la population. </p>
<p></p>
<p>* <em><strong>Annoncer l&#39;heure à tous</strong></em> . Jusqu&#39;il y a quelques siècles, la majorité de la population ne disposait pas de moyens pour mesurer le temps. La cloche constitua donc un progrès important car elle permettait à chacun, qu&#39;il travaille en ville ou dans les champs, de connaître l&#39;heure. Des sonneries particulières indiquaient la fin de la journée (le &quot; salve &quot;), le couvre-feu,etc. </p>
<p></p>
<p><em><strong>* Un signal pour rassembler la population</strong></em>. La cloche va pouvoir informer instantanément la population lors des sinistres, des incendies, des invasions, et de toutes sortes de périls (le tocsin). Elle avertit aussi les citoyens des assemblées du Magistrat, des passages de troupes, des fêtes. </p>
<p></p>
<p><em><strong>* Un instrument de repérage</strong></em> . On avait coutume jusqu&#39;à une époque récente, durant les soirées de tourmente, l&#39;hiver, de sonner les cloches pour guider les voyageurs attardés ou égarés dans la neige ou le brouillard. Ainsi, par exemple, la cloche de la Baraque Michel sonnait inlassablement dans la brume et sauva de nombreux voyageurs égarés. </p>
<p>Avant l&#39;invention des phares, la cloche servait aussi à guider les marins à travers les rochers de la côte. Les cloches installées aux passages à niveau signalaient aussi le danger que pouvait représenter l&#39;arrivée d&#39;un train. </p>
<p></p>
<p><em><strong>* Participer aux événements exceptionnels</strong></em> . Lors de la venue dans la commune d&#39;une célébrité ou d&#39;une haute personnalité, on a l&#39;habitude de faire sonner les cloches. Le 2 octobre 1990, à minuit, toutes les cloches de Berlin ont été mises en branle à l&#39;occasion de la réunification de l&#39;Allemagne. </p>
<p></p>
<p><em><strong>* La sonnerie du glas</strong></em> . Les premières attestations de la &quot; cloche des morts &quot; semblent remonter au VIIIe siècle. La sonnerie est constituée d&#39;un nombre fixe de coups. Ce nombre varie avec la condition sociale du défunt (et les sommes payées par les familles). La sonnerie permettait, de distinguer un homme d&#39;une femme, un enfant d&#39;un adulte et même son origine géographique (trois fois trois coups puis la grosse cloche pour les hommes, deux fois trois coups puis la &quot; grande &quot; volée pour les femmes). Son but est donc d&#39;annoncer à toute la communauté la mort d&#39;un de ses membres. </p>
<p></p>
<p><em><strong>* Les cloches et la grêle</strong></em> . Selon la tradition, les cloches éloigneraient la foudre, la grêle grâce à leurs sonneries. Chacun sait combien les gens de la terre craignent les orages dévastateurs des récoltes, la grêle qui ravage les vignes. Dans de nombreuses régions, il y a encore quelques années, les agriculteurs pensaient que les cloches avaient le pouvoir d&#39;éloigner les orages. Ainsi, la cloche porte parfois le nom de &quot; Sauveterre &quot;. </p>
<p></p>
<p>L&#39;origine de cette croyance est à associer avec le pouvoir symbolique des cloches, lien entre le ciel et la terre, voie de Dieu. Faire sonner les cloches, c&#39;est en quelque sorte lancer vers Dieu une prière demandant d&#39;épargner les hommes. On essaya ensuite de justifier par des raisons scientifiques (les ondes sonores déchirent les nuages) cette ancienne croyance. </p>
<p>Cette sonnerie créa pas mal de conflits entre les villages; les uns accusant les autres d&#39;avoir repoussé l&#39;orage sur leurs terres. On s&#39;est cependant aperçu de l&#39;efficacité très relative de ce pouvoir et surtout du danger qu&#39;encourait le pauvre sonneur.</p>
<p></p>
<p>En Allemagne, en l&#39;espace de 33 ans, on constata, vers 1750, que la foudre était tombée sur 386 clochers et que 121 sonneurs avaient été victimes de leur imprudence, tués ou commotionnés en sonnant sous le tonnerre. Le paratonnerre, faut-il le dire, n&#39;avait pas encore été inventé. La cloche peut cependant servir indirectement à prédire le temps. </p>
<p></p>
<p>Celui qui entend le son des cloches d&#39;un village voisin peut savoir d&#39;où vient le vent et dire s&#39;il annonce la pluie. La cloche sert aussi d&#39;indicateur en cas de tremblement de terre. Elle permet de déterminer la direction des ondulations du sol</p>   <p style="clear:both;"> 
    <a href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be6000401101678befd860d.html?_c=feed-atom-full#comments">Read and post comments</a>   |   
    <a href="http://www.vox.com/share/6a00e398b91be6000401101678befd860d?_c=feed-atom-full">Send to a friend</a> 
</p>

                </div>
            ]]>
        </content> 
    </entry> 
    
    <entry>
        <title>A PROPOS DE LA MER DES MOUSSONS ....</title>   
        <link rel="alternate" type="text/html" title="A PROPOS DE LA MER DES MOUSSONS ...." href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be60004011017b85dc9860e.html?_c=feed-atom-full" />  
        <link rel="service.post" type="application/atom+xml" title="A PROPOS DE LA MER DES MOUSSONS ...." href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be60004011017b85dc9860e.html?_c=feed-atom-full#comments" /> 
        <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" title="A PROPOS DE LA MER DES MOUSSONS ...." href="http://www.vox.com/atom/svc=post/asset_id=6a00e398b91be60004011017b85dc9860e" />          <id>tag:vox.com,2009-04-07:asset-6a00e398b91be60004011017b85dc9860e</id>
        <published>2009-04-07T17:43:42Z</published>
        <updated>2009-05-04T22:24:38Z</updated>
    
        <author>
            <name>mendragor</name>
            <uri>http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full</uri>
        </author>
    
        
        <content type="html" xml:base="http://mendragor.vox.com/?_c=feed-atom-full">
            <![CDATA[
                <div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:at="http://www.sixapart.com/ns/at">
        <dd class="post-body ">
<div class="image-wrapper"></div>
<div class="content-wrapper">
<div style="TEXT-ALIGN: center"><a href="http://www.picoodle.com/view.php?srv=img40&amp;img=/9/7/21/laqtp/f_IndianOceanm_4d5a8f0.jpg" target="_blank"><img alt="Image Hosting by Picoodle.com" src="http://img40.picoodle.com/img/img40/9/7/21/laqtp/f_IndianOceanm_4d5a8f0.jpg" /></a> </div>
<p></p>
<div style="TEXT-ALIGN: center"><em></em>&#160;</div></div></dd>
<dd class="post-body ">
<div class="content-wrapper">
<div style="TEXT-ALIGN: center"><em>En attendant d&#39;arriver en Mer Rouge, si nous parlions un peu de la Mer des Moussons ?</em></div></div></dd>
<dd class="post-body ">
<div class="content-wrapper">
<div style="TEXT-ALIGN: center"><em></em>&#160;</div></div></dd>
<dd class="post-body ">
<div class="content-wrapper">
<div style="TEXT-ALIGN: center">&#160;</div>
<div style="TEXT-ALIGN: center"></div>
<div style="TEXT-ALIGN: center"><em></em></div>
<p>À l&#39;époque de l&#39;apparition des premiers dinosaures, y a 200 millions d&#39;années (Trias), l&#39;Afrique, l&#39;Inde, l&#39;Antarctique et l&#39;Australie se touchaient pour ne former qu&#39;un seul continent, la Pangée. Il y a 170 millions d&#39;années, l&#39;Afrique s&#39;en sépare puis, il y a 70 millions d&#39;années, l&#39;Inde s&#39;en détache à son tour pour venir buter sur le continent asiatique il y a 45 millions d&#39;années. C&#39;est cet espace laissé vide que nous nommons Océan Indien. </p>
<p></p>
<p>* IIe siècle av. J.-C. : le Grec Eudoxe de Cyzique voyage en Inde par la voie maritime. Le géographe Ptolémée, à la même époque, le désigne sous le nom d’Indikon Pelagos (« mer Indienne »), puis plus tard Pline l&#39;ancien le nomme lui-même : Oceanus Indicus (océan Indien). </p>
<p>* 945-946 : le livre arabe&#160; Les merveilles de l&#39;Inde rapporte l&#39;arrivée sur la côte du Mozambique d&#39;« un millier d&#39;embarcations » montées par des Waqwaq qui viennent d&#39;îles « situées en face de la Chine » (c&#39;est-à-dire l&#39;actuelle Indonésie) chercher des produits et des esclaves.</p>
<p></p>
<p>La mousson est un système de vents qui changent de direction selon les saisons et qui soufflent à des latitudes tropicales, essentiellement en Asie du Sud-Est. La mousson fait ressentir ses effets principalement dans l&#39;océan Indien, d&#39;où son surnom de Mer des Moussons. </p>
<p>Elle souffle de la mer vers le continent (mousson d&#39;été du Sud-Ouest en Inde), généralement d&#39;avril à octobre, et du continent vers la mer (mousson d&#39;hiver du Nord-Est en Inde), d&#39;octobre à avril. La mousson d&#39;été est habituellement accompagnée de pluies très importantes en Inde et en Asie du Sud-Est. Le régime des vents de mousson conditionne les variations climatiques dans ces régions. </p>
<p></p>
<p>Au tournant de l’ère chrétienne, vers 40 après J.-C., la maîtrise par les Romains de la navigation en mer Rouge et une meilleure compréhension du renversement des vents saisonniers de mousson, grâce à Hippalos (fonctionnaire égyptien de l&#39;époque ptolémaïque) modifièrent la donne et permirent des relations commerciales suivies avec les Indes . </p>
<p></p>
<p>Les royaumes sudarabiques des basses terres orientales ne furent plus en mesure de conserver leur monopole sur le commerce des aromates par voie caravanière, et progressivement, les échanges se firent par la mer. </p>
<p></p>
<p>A partir du VIIe s., les Musulmans réalisèrent le rêve d’Alexandre-le-Grand : atteindre les limites terrestres orientales du monde. Ils héritèrent de l’astrolabe grec, auquel ils préférèrent le quadrant, et du compas chinois qu’ils perfectionnèrent. Ce sont eux qui transmirent ces instruments à l’Occident. </p>
<p>Avant les Portugais, grâce à leur maîtrise des moussons, ils établirent des routes commerciales vers l’est jusqu’en Chine et aux îles aux Epices (Moluques) et au sud jusqu’à Madagascar. Premiers à dépasser l’Equateur, ils donnèrent des noms arabes aux étoiles importantes proches de l’Equateur. Ils durent sans doute naviguer jusqu’au Cap de Bonne Espérance trois générations avant Bartolomeu Dias. Mais, se limitant à la navigation côtière, ils ne participèrent pas à la découverte de l’Amérique qui nécessitait de traverser l’Atlantique ou le Pacifique .</p></div></dd>
<dd class="post-body ">
<div class="content-wrapper">
<p>&#160;</p></div></dd>
<dd class="post-body ">
<div class="content-wrapper" style="text-align: right">
<p><em>A bientôt, avec les navigateurs arabes...</em></p></div></dd>   <p style="clear:both;"> 
    <a href="http://recherchelesavoir.groups.vox.com/library/post/6a00e398b91be60004011017b85dc9860e.html?_c=feed-atom-full#comments">Read and post comments</a>   |   
    <a href="http://www.vox.com/share/6a00e398b91be60004011017b85dc9860e?_c=feed-atom-full">Send to a friend</a> 
</p>

                </div>
            ]]>
        </content> 
    </entry> 
</feed>

